Plan de relance : Les représentants de l'État sous un feu nourri de questions
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Plan de relance : Les représentants de l'État sous un feu nourri de questions

Vannes était l'une des quatre étapes morbihannaises où les représentants de l'État ont décrit le plan de relance à une cohorte d'entrepreneurs.

Après Lorient et avant Pontivy et Ploërmel, la "tournée" du plan de relance est passée par la Chambre de métiers et de l'artisanat de Vannes le 17février. Objectif? Présenter localement ce plan national de 26Md€, ainsi que les mesures en faveur de l'entreprise et de l'emploi. Outre le préfet Laurent Cayrel étaient notamment présents le trésorier-payeur général Gérard Bouriane et le directeur des services fiscaux Jean-Claude Roques. «26Md€, c'est plus d'1,5% du PIB, dont 75% seront injectés dans l'économie dès 2009», a rappelé le préfet. Au total, 10,5Md€ d'investissements supplémentaires sont annoncés: 4Md€ en provenance de l'État, 4 Md€ des grandes entreprises publiques et 2,5 Md€ des collectivités territoriales. Une batterie de mesures de soutien est accessible aux entreprises: restitution accélérée du crédit d'impôt recherche, de la créance de report en arrière des déficits (RAD), accélération du remboursement des excédents d'acomptes d'impôts sur les sociétés, mensualisation des remboursements de crédit de TVA: 289M€ seraient concernés dans le Morbihan rien que par cette dernière mesure.




Délais de paiement

«Sur le plan fiscal, c'est quand même 11 Md€ qui vont être mis à disposition des entreprisesau niveau national», a ajouté Gérard Bouriane, en soulignant qu'en ce moment, «c'est la trésorerie qui fait défaut et pas le carnet de commande», tout en se disant attentif aux délais de paiement. «En 2006, nous étions à 45 jours de délais, actuellement, nous sommes à 19 jours en moyenne. Alors, bien sûr, certaines entreprises se voient régler en quatre jours, d'autres en 30...» Mais d'après Jean-Claude Roques, sur 40.000 entreprises morbihannaises, 20.000 pourraient bénéficier du plan de relance.




Questions qui fusent

Les entrepreneurs s'étaient d'ailleurs déplacés en masse - 130 participants étaient inscrits - et les questions n'ont pas manqué de fuser. Pourquoi l'exonération partielle de taxe professionnelle ne concerne-t-elle que les équipements neufs? Comment affronter en tant qu'artisan les augmentations brutales de prix des fabricants? «Vous avez un pouvoir de négociation, ne descendez pas en dessous d'un certain prix de revient», a répondu la présidente de la Chambre des Métiers Marie-Cristine Le Ray. Ou encore à quoi sert Oséo? «à aider l'entreprise à continuer à investir», a souligné Marie-Christine Le Ray. «Le problème de trésorerie, c'est avec le banquier qu'il faut le gérer. D'où l'intérêt d'une relation privilégiée avec lui.Il y a 1,600 Md€ dans les bas de laine en France, si on en consomme 100Md€, on devrait quand même pouvoir relancer l'économie!»

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