P-dg de Val Laquage et Inserdeco, Valérie Tellier a repris en juin la société de flaconnage de produits cosmétiques Piochel. Un site pour lequel elle manque toujours de visibilité. Le prononcé de la liquidation de Piochel en octobre dernier a ravivé les tensions au sein de la nouvelle entité Piochel SN, certains salariés refusant la proposition de la nouvelle direction de venir travailler sur le site Val Laquage de Ouville-la-Rivière. Pour la dirigeante Valérie Tellier, les choses sont pourtant claires: «Nous n'avons pas actuellement un carnet de commandes suffisant pour faire tourner les deux boîtes!» Les salariés se sont donc vus proposer, «sur une base de volontariat» précise d'emblée la direction, de venir travailler sur le site de Val Laquage distant de 14km pour répondre aux commandes de l'entité Piochel. Et pour Valérie Tellier, «les choses se sont très bien passées»; les réfractaires étant minoritaires dans l'entreprise (moins d'une dizaine selon la direction).
Redémarrage prudent
Mais Valérie Tellier préfère aujourd'hui insister sur le positif: «Piochel refonctionne depuis quelques semaines avec une ligne en 2/8», explique la dirigeante qui reconnaît que le carnet de commande est encore trop faible pour crier victoire. Sur la stratégie qu'elle entend tenir, Valérie Tellier souhaite mettre les choses au point: «Je n'ai pas repris Piochel pour ça ne tourne pas», explique-t-elle. «Val Laquage et Piochel SN restent deux entités séparées mais qui font désormais partie du même groupe. La question, aujourd'hui, c'est de trouver suffisamment d'activité pour que les deux fonctionnent».
G.D.