Du 28 septembre au 13 octobre prochain auront lieu les élections des membres des chambres départementales et régionales de métiers et de l'artisanat. Pierre Perez fait le point sur ses dix années de présidence de la CMA de Haute-Garonne.
Quel bilan dressez-vous de vos dix années de présidence?
Nous souhaitions ouvrir la CMA au monde des médias. Si nous avons encore des progrès à faire, nous avons organisé des événements pour être plus visibles comme, par exemple, trois journées à thème par an. J'ai communiqué aussi auprès des politiques en leur rappelant régulièrement ce que l'artisanat représente en terme d'emplois soit 57.000 actifs dans le département. Nous avons aussi voulu renforcer notre présence sur le territoire. Nous avons donc ouvert des antennes à Saint-Gaudens et dans le Frontonnais en relation avec les pays et les comités de bassin d'emplois. Enfin nous avons été à l'écoute de nos métiers. Nous avons par exemple accompagné les chocolatiers dans leur développement en organisant un Salon du Chocolat, qui est d'ailleurs reconduit cette année.
Qu'en est-il de la formation?
Nous avons rénové le CFA de Muret, aujourd'hui rebaptisé École supérieure des métiers, et augmenté le nombre de formations de niveau 4. En effet, aujourd'hui les jeunes sont plus dans une optique de plan de carrière qu'auparavant d'où la nécessité d'élever les niveaux de formation.
Et les actions menées auprès de vos ressortissants?
Nous sommes présents dans les trois phases de la vie d'une entreprise mais nous avons mis en place un suivi spécifique pour les repreneurs. En onze ans, nous sommes passés de 7.500 à 21.500 entreprises inscrites à la CMA. On remarque qu'elles sont plus structurées. A noter aussi que les femmes sont mieux considérées.
Comment les avez-vous soutenus pendant la crise?
Pendant la crise, nous avons mené des actions auprès des banques pour qu'elles jouent le jeu. Dire que notre voix a été entendue, oui mais pas assez à mon goût. Cela a tout de même permis de sauver quelques dossiers plaidables.
Comment avez-vous vécu l'arrivée du régime de l'auto-entrepreneur?
Ce régime est très mal tombé. Il a beaucoup impacté les entreprises du bâtiment et tous les professionnels qui utilisent peu de matériel vont être touchés. L'idée sociétale est bonne mais pour le secteur des services, pas dans les métiers de l'artisanat. L'Histoire me donnera raison ou tort et j'espère me tromper.
Quels conseils prodigueriez-vous à votre successeur?
Il s'agit de ne pas baisser la garde sur ce qui a déjà été entrepris et de continuer à rappeler aux artisans que la CMA n'est pas seulement une administration, c'est aussi leur maison.
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