Philippe Rozan, directeur délégué France Nord de GDF Suez, revient sur les résultats du groupe en région Nord- Pas-de-Calais et sur ses différents projets.
Que représente GDF Suez dans la région Nord- Pas-de-Calais? GDF Suez sur le territoire, ce sont plus de 7.000 collaborateurs qui travaillent dans une quarantaine de filiales de taille très variables. C'est aussi un chiffre d'affaire 2008 de plus de 3,5Md€ sur la région. Nous avons cinq branches bien distinctes. Il y a Énergie France, Énergie Services, Infrastructures avec GRT et GrDF, Environnement et Global Gaz et GNL. Par rapport à notre branche Infrastructure, on peut noter que 60% du gaz en France entre et passe par la région Nord - Pas-de-Calais. Inutile de préciser que cette branche est importante dans la région.
Justement, quels sont vos projets dans cette branche et dans les autres d'ailleurs?
Ils sont assez nombreux. Un gros projet va arriver pour GRT. Il s'agit du terminal méthanier. La structure va être chargée de raccorder le gaz du terminal méthanier au réseau national. Sinon nous sommes aussi le premier producteur d'électricité éolienne. Nous sommes donc bien présents sur bon nombre de projets de ce type dans la région. Nous souhaitons également développer le secteur du photovoltaïque, et surtout chez le particulier.
La fusion est effective depuis mi-2008. Comment a-t-elle été organisée au sein du groupe? Les tensions sociales de ces derniers temps sont-elles dues à cette nouvelle organisation?
La mise en place de la fusion s'est globalement bien déroulée. Un staff de 250 personnes s'est formé afin de mieux se connaître mais aussi de faire passer les bons messages aux salariés. Le but était de trouver des solutions intégrées et efficaces pour tous. La fusion n'a pas engendré de conflit et de polémiques au niveau social. Le conflit était relatif aux rémunérations. Il n'était absolument pas dû à la fusion. Les gens ont réellement été favorables à cette fusion de GDF Suez.
Quels sont vos projets pour GDF Suez dans la région?
Dans la région Nord - Pas-de-Calais, nous avons fait un bon premier trimestre. Nous sommes également mitoyens avec la Belgique où le groupe est bien implanté. Nous pensons donc, à l'heure de l'Eurométropole, au développement de synergies transfrontalières.