Les créateurs Philippe Coënt, 37 ans, et Sandrine Garault, 36 ans, sont tous les deux ingénieurs de formation. Le premier a travaillé en SSII dans les télécoms et l'audiovisuel. La seconde vient également d'une SSII. Réunis par leur passion des jeux vidéo, ils considèrent qu'il y a une vraie opportunité pour des jeux vidéo dématérialisés.
Les aides
LE CREATEUR
Ils créent leur studio de développement de jeux vidéo et d'applications mobiles en SARL sur fonds propres en décembre2010 (budget: 50.000€).
Avec en poche une aide de la région de 7.000€ (CrEInnov) dédiée à l'accompagnement en conseil et marketing. Pendant un an et demi, Korrisoft bénéficie également du soutien de l'incubateur Télécom Bretagne, qui lui loue des locaux.
Le projet
Korrisoft (en référence aux korrigans bretons) conçoit, développe et distribue des jeux pour smartphones et tablettes.
Le produit
Le premier jeu est sorti en juin: Kiss My Rocket. «C'est un jeu multijoueurs, gratuit, avec des éléments payants à l'intérieur, explique Philippe Coënt. Il comporte des données de géolocalisation des joueurs, ce qui est notre ligne éditoriale pour nos jeux». Le principe? Chaque joueur a un silo à missiles et peut les lancer sur n'importe qui à travers le monde (avec un mini message!). Quand on touche la base, on gagne des points. «Nous allons même plus loin, en permettant plus de possibilités de jeux si les gens se rencontrent "in real life"», souligne le créateur. Pour avoir des missiles plus efficaces, il faut payer: de 0.80€ à 80€. Avec un joueur inscrit tous les quarts d'heure, le jeu est sur la bonne pente (8.000 utilisateurs fin août). Et les inscriptions sont enregistrées en France, mais aussi aux États-Unis, au Royaume Uni et en Allemagne.
Les perspectives
D'autres jeux sont en préparation, «en géologue multijoueur ou style casse-tête». Le premier casse-tête avec trois mini jeux sort d'ailleurs mi-septembre. Korrisoft va également se lancer dans une activité de services, pour développer des applications mobiles pour des clients (agences de communication entreprises). «Nous ferons de l'advergaming, c'est-à-dire des applications pour la promotion d'un produit», confie Philippe Coënt.
Les objectifs
Le but est de sortir deux gros jeux par an, ainsi que des plus petits. Trois à quatre personnes pourraient donc être recrutées dans un an pour renforcer l'équipe.
Virginie Monvoisin
Korrisoft
(Cesson-Sévigné) Co-associés: Philippe Coënt et Sandrine Garault 2 salariés @email