Pessac : «Créer une pépinière de l'économie sociale et solidaire»

Pessac : «Créer une pépinière de l'économie sociale et solidaire»

Faute de foncier disponible, la Ville de Pessac mise sur le qualitatif et la présence de nombreux lieux de création du savoir sur son territoire pour développer son économie. Précisions de René Laversanne.


La ville de Pessac a décidé d'avoir une approche marketing pour développer son économie. En quoi cela consiste-t-il?

Le terme «marketing» a été perçu comme un gros mot par certains. Mais nous pensons que c'est grâce au marketing territorial que nous ferons venir les entreprises sur notre territoire. Il ne s'agit pas de faire venir des entreprises de Mérignac ou de Blanquefort, mais de démarcher les entrepreneurs plus éloignés pour leur vendre nos atouts.


Votre projet place l'homme au centre de l'économie. Comme cela se concrétise?

Nous voulons développer l'économie sociale et solidaire. Nous sommes en contact avec l'Agence de valorisation des initiatives socio-économiques, émanation de la Caisse des dépôts, pour créer une fabrique à projets. Nous souhaitons accompagner les personnes qui se lancent dans ce secteur, avec un soutien technique et des mètres carrés. La pépinière pourrait voir le jour aux Echoppes avant l'été.


Comment la ville peut-elle accueillir de nouvelles entreprises alors qu'elle ne dispose quasiment plus de réserve foncière?

Il faut faire du qualitatif. Entre 17.000 et 20.000 personnes viennent travailler dans le parc industriel chaque jour. Nous devons apporter plus de services aux salariés et aux entreprises. Un bureau de poste, une crèche, un distributeur automatique de billets... trop de choses font défaut pour l'instant. La Ville souhaite mettre en avant son "Boulevard de la connaissance". L'idée est de focaliser sur une thématique, la création du savoir, sur une zone qui suit le parcours du tram. La présence du campus, du CHU ou d'Unitec doit favoriser les échanges entre les mondes de l'entreprise et de l'enseignement supérieur. Pour pallier au manque de foncier, la Ville se lance dans la prospective. Nous allons suivre le développement des entreprises pour anticiper les besoins. S'il le faut, nous recourrons à notre droit de préemption. Enfin, nous devons mettre en avant nos châteaux, le parc Corbusier, le parc végétal afin de développer une attractivité résidentielle et touristique.