« Les tergiversations en temps de crise sont mortelles. Moi, je parle avec l’État quasi quotidiennement et on sent une vraie désorganisation. Cela a des conséquences mortelles pour les entreprises. « Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou qui a depuis obtenu le droit de rouvrir, le 11 juin.
« Fuck you ! » Pas besoin de traduire ce message diffusé sur les réseaux sociaux par les organisateurs du Hellfest. L’invective était à la hauteur de leur colère contre l’assureur du festival de musique métal qui se tient chaque année à Clisson, près de Nantes, après sa fin de non-recevoir pour la prise en charge du préjudice lié à l’annulation de l’événement censé se dérouler fin juin. Un court message qui a eu un effet immédiat. Les deux parties ont depuis décidé de se remettre autour de la table pour régler leurs différends.
Yoann Choin-Joubert, PDG du Groupe Réalités (280 salariés, 155,5M€ de CA) a fait partie des premières entreprises à reprendre le travail dès le 25 mars. « C’est notre devoir, c’est ma responsabilité. Cela sera insoutenable pour la nation si tout le pays est arrêté pendant deux ou trois mois, la dette explosera. Nous parlons peut-être d’un enjeu proche de 1 000 milliards d’euros dont le pays ne saura pas assumer la charge. Il faut limiter la casse. »
La colère d’Olivier Morin, président de la CPME Pays de la Loire et vice-président de la Fédération Française du Bâtiment de Vendée, à propos du Prêt Garanti par l’État : « Mes collègues commencent à recevoir des fins de non-recevoir, on leur dit que le motif n’est pas recevable. Je pensais naïvement que quand Emmanuel Macron parlait de guerre, il évoquait notre combat contre le virus. Il semblerait qu’il s’agisse en fait d’un combat contre l’administration »
“La communication gouvernementale s’est emballée sur le télétravail, oubliant que la France n’est pas composée que de citadins travaillant devant un ordinateur. La France rurale et industrielle existe encore et c’est elle qui fait tourner l’essentiel de nos activités vitales. « Jean Bureau, dirigeant de la scierie TBO (40 salariés, 5,2 M€ de CA) et de la société BEMA (26 salariés, 10 M€ de CA), spécialisé dans l’exploitation forestière et le négoce de bois à Riaillé (44).
« Nos clients et fournisseurs sont locaux, nous n’avons pas de difficulté logistique ni d’approvisionnement et l’activité de nos sociétés alimentaires a augmenté de 20 à 40 % pendant le confinement. Cela prouve la pertinence d’un modèle économique local. » Olivier Joreau, directeur général adjoint de la coopérative agricole vendéenne Cavac.