« Si l'alourdissement de la fiscalité devait être confirmé, il est évident que les contribuables se tourneraient vers des enveloppes de capitalisation comme l'assurance-vie ou le PEA », confirme ainsi Cédric Kasztelan, ingénieur patrimonial chez Quilvest Family Office.
Le PEA séduisant pour les chefs d'entreprise
Pour le PEA, l'argument de séduction est aussi simple qu'efficace: après cinq ans de détention, les plus-values réalisées sont exonérées, hors prélèvements sociaux. « Dans une perspective de retraite, un gros PEA permet une sortie en rente viagère défiscalisée », appuie Christophe Coiffier, fiscaliste au sein du groupe Crédit mutuel-Arkéa. Le PEA est aussi séduisant pour les chefs d'entreprise. Il leur permet en effet de loger les titres de leur société non cotée, à la condition de les inscrire au moment de leur acquisition et de ne pas détenir plus de 25% du capital avec les membres de sa famille.
Transmission à moindre coût grâce à l'assurance-vie
Côté assurance-vie, prisée par 41,8% des ménages, Christophe Coiffier évoque, avec humour, « un produit encore miraculeux », et ce malgré la menace de prélèvements sociaux dès les versements sur le compartiment en euros des contrats en unités de compte. Une mesure qui n'entrerait en vigueur qu'au 1ermai 2011. « Outre les attraits de sa fiscalité, l'assurance-vie permet de transmettre une partie de son patrimoine à qui vous le souhaitez (hors prime manifestement exagérée) à moindre coût fiscal », explique Cédric Kasztelan, qui relève que « grâce au démembrement de la clause bénéficiaire», il est possible d'en faire bénéficier deux générations.