Parcus souffle cette année ses quarante bougies. La société d'économie mixte strasbourgeoise accompagne la mutation de l'image et des usages des parkings en ville. « Parcus est un outil au service de la politique de mobilité durable défini par l'agglomération », souligne son président, Claude Froehly. « Il ne s'agit plus pour la ville de construire de nouveaux parkings mais plutôt d'améliorer l'usage des existants, d'en faire des "objets urbains", des lieux de vie », poursuit son directeur général, Didier Rousseau. D'où une vague de rénovation des parkings Parcus, entamée ces dernières années et qui lui ont déjà valu par deux fois de recevoir le grand prix européen des rénovations de parking en 2009 pour celui de la place Broglie et en 2011 pour celui de la place d'Austerlitz. C'est aujourd'hui au parking Sainte-Marguerite que s'attaque la Sem strasbourgeoise. 1,5 M€ est investi dans sa rénovation.
Des services étoffés
Dans ces espaces de stationnement, le service aux usagers s'est étoffé, avec des agents formés pour améliorer la qualité de l'accueil et de l'information, des petites attentions comme le prêt de parapluies, des places réservées à l'autopartage, des parcs à vélos ou encore des bornes pour recharger les voitures électriques... Parcus envisage également de développer en partenariat avec la ville des applications mobiles pour aiguiller les automobilistes vers les places disponibles en ville. « Notre ambition est d'avoir toujours une longueur d'avance en terme d'innovation et de service pour faire la différence par rapport aux gros opérateurs du marché », souligne Didier Rousseau. Parcus est ainsi à l'initiative de la création d'un "observatoire du stationnement". La démarche, unique en France, va permettre de prendre en compte l'évolution des besoins des usagers et des technologies disponibles pour améliorer encore la qualité des équipements et services proposés. Les premières analyses seront connues d'ici un an.
Troisième Sem française
Parcus, qui emploie une centaine de personnes pour un chiffre d'affaires de 10 M€ est la troisième plus grosse société d'économie mixte après Paris et Lyon. Elle exploite aujourd'hui 22 parkings dont 18 sur la CUS et gère aussi en régie les 12.600 places payantes sur voirie. La société détient ainsi 80 % des parts de marché sur ce secteur géographique, devant l'opérateur privé Vinci. Didier Rousseau n'exclut pas de se positionner sur la gestion de nouveaux parkings dans la Cus : « Nous serons candidat partout où il y aura des appels d'offres, comme par exemple pour le parking du nouvel hôpital de Hautepierre », souligne-t-il. Le poids des Sem dans le secteur du stationnement est évidemment à relativiser : au nombre de 25 au niveau national, elles ne représentent que 20 % de la capacité de stationnement en France.
Stationnement Depuis 40 ans Parcus accompagne la mutation des usages du stationnement urbain. Il investit et innove pour créer les parkings de demain.