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Parc des expo : GL Events attaque en justice le renouvellement de la concession
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Parc des expo : GL Events attaque en justice le renouvellement de la concession

Tourisme d'affaires Comme nous l'annoncions le 26 mars sur notre site internet, GL Events attaque en justice l'attribution de la gestion du Parc des expositions à CEB.

GL Events n'a pas dit son dernier mot. Pour le groupe lyonnais, la délégation de service publique accordée à CEB pour l'exploitation du Parc des expositions, du Palais des congrès et du H14 de Bordeaux, est entachée d'irrégularité. Pour rappel, la Sbepec (Société bordelaise des équipements publics d'exposition et de congrès) a renouvelé le 8 novembre le contrat de CEB pour les 15 prochaines années. GL Events, qui avait également remis un dossier de candidature, conteste juridiquement le choix du délégataire. Un recours a été déposé le 7 février devant le Tribunal administratif de Bordeaux.




Offres financières calculées sur des bases différentes

Selon GL Events, l'appréciation des offres réalisée par la Sbepec est « entachée d'erreurs ». En premier lieu, le délégataire est accusé d'avoir comparé les deux offres financières sur deux bases différentes. Alors que l'offre de GL Events avait été construite en euros constants, celle de CEB a été établie avec une inflation de 2 % par an. « En euros courants, à l'identique de l'offre de CEB, GL Events a offert une contribution globale non pas de 40,3 M?, mais bien de 47,8 M?, considère le groupe lyonnais. Cette contribution est supérieure de 20 % à celle de CEB qui n'offre que 39,5 M?. Il s'agit bien là d'une erreur grave de méthode ».




Critère non prévu

Par ailleurs, GL Events considère que la Sbepec a rejeté son offre « sur un critère qui n'était pas prévu dans le règlement de consultation. « Nous sommes écartés au motif que notre dossier n'était pas assez solide en matière d'insertion sociale, indique-t-on chez GL Events. Mais ce critère ne figurait pas dans le règlement de consultation ! » De même, le groupe lyonnais s'étonne de voir son dossier écarté du fait d'un manque de visibilité sur la progression d'activité et d'un manque d'action en terme de développement durable. La direction générale du groupe rappelle que sur les derniers parcs qu'elle a pris en exploitation, « le chiffre d'affaires a progressé en moyenne de 40 % sur les quatre premières années ». Et que GL Events est « le seul groupe à avoir certifié l'ensemble de ses sites Iso 14001 ».




Demande de 27 millions d'euros d'indemnités

Enfin, chez GL Events, on s'étonne que la Sbepec se soit dispensée de l'aide d'un assistant à maîtrise d'ouvrage, « comme cela se pratique habituellement ». Et que ce dossier se soit réglé après une seule séance de négociation, « contre au moins deux ou trois la plupart du temps ». GL Events réclame l'annulation du contrat de DSP et le versement de près de 27 M?, essentiellement « au titre du manque à gagner sur toute la durée du contrat dont « nous » avons été irrégulièrement évincés ». Jean-Eudes Rabut, Dg de GL Events, précise que son groupe « n'est pas habitué aux recours devant les tribunaux. Nous acceptons de gagner et de perdre, mais à la loyale ». Le tribunal administratif de Bordeaux pourrait se prononcer dans un délai de 12 à 18 mois.

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