Le fabricant de blindés légers Panhard Général Défense, qui dispose d'un site de production à Marolles-en-Murepoix (91) et d'un autre à Saint-Germain-Laval (42), a déposé fin décembre sa candidature auprès du ministère de la Défense pour la reprise de Nexter (ex-Giat). Une proposition de rachat qui ne concerne que la branche blindés légers du groupe public d'armement terrestre (450M€ de CA) dont l'un des sites principaux de production est basé à Roanne.
Peser à l'international
Pour le P-dg de Panhard Général Défense, Christian Mons, cette stratégie d'adossement permettrait aux deux entités d'atteindre «la taille critique nécessaire pour véritablement faire le poids sur la scène internationale». Pour financer la reprise du géant Nexter, Panhard Général Défense devrait pouvoir compter sur l'appui du groupe Georges Cohen, présent dans la banque, l'immobilier et l'aéronautique, et qui détient à lui seul 75% du capital de SNA Auverland, la holding du groupe. Selon toute vraisemblance, l'État devrait pour sa part rester dans le capital de Nexter pour continuer à peser sur les décisions stratégiques. Une loi de dénationalisation sera toutefois nécessaire pour finaliser l'opération de reprise. Autant dire que le dossier est loin d'être bouclé. Pour mémoire et à titre de comparaison, la reprise partielle de DCN (Direction des chantiers navals) par Thalès en 2007 - rebaptisée ensuite DCNS - avait mis près de deux ans pour aboutir.
- CA 2008: 90,4M€ - Effectif: 355 salariés - www.panhard.fr
Implanté dans l'Essone et dans la Loire, le fabricant de blindés légers s'est porté officiellement candidat à la reprise du groupe public d'armement terrestre Nexter.