Réalisées les 26 et 27novembre derniers auHavre, les vérifications techniques des véhicules du Dakar ont subi quelques modifications de calendrier. «Lorsque le Dakar se déroulait en Afrique, les vérifications étaient effectuées la vieille du départ à Lisbonne. Maintenant que le parcours s'effectue en Amérique du sud, la problématique est différente car il faut partir plus tôt. Compte tenu de l'éloignement de la destination et du fait que 80% des concurrents sont européens, il a été décidé que ces vérifications seraient réalisées à l'embarquement auHavre», explique Jean-Luc Duplantier, directeur logistique d'ASO.
Les vérifications Moment clé, les vérifications techniques permettent aux organisateurs d'équiper les véhicules des concurrents de divers matériels sophistiqués: «Nous disposons d'une équipe d'une centaine de personnes qui assurent ces vérifications. Parmi les intervenants, de nombreux prestataires qui installent différents types de matériels comme des balises, des systèmes de communication type GPS ou encore des systèmes d'alerte qui permettent de savoir si le concurrent est à l'arrêt, s'il est couché mais aussi aux concurrents de se klaxonner entre eux pour signaler un dépassement par exemple».
Problèmes à résoudre
Avec le nouvel itinéraire sud américain, beaucoup de choses seront transportées par la route cette année; Au total, 70 tonnes de matériel. «Chaque jour, ce sont 2.000 personnes qu'il faut nourrir lors des bivouacs». Moins compliqué géopolitiquement qu'en Afrique, le parcours d'Amérique du sud présente lui aussi certaines problématiques telles que les autorisations à obtenir en Argentine pour traverser les huit provinces de cet État fédéral, couvertes par le rallye. Pour la sécurité des concurrents et des populations, les organisateurs assurent que le maximum est fait: «Il n'y a pas de risques terroristes ressentis. Mais c'est un pays très vaste en rapport de sa population. C'est un événement mouvant et itinérant et chaque jour on s'installe dans des endroits que l'on ne connaît pas. Mais c'est cet enchaînement qui est prenant. Bien sûr, la sécurité reste notre priorité et nous faisons tout pour limiter les risques grâce à notre flotte d'hélicos et à un staff médical étoffé d'une quarantaine de personnes. Mais il ne faut pas oublier que cela reste un sport à risques».Dernière préoccupation pour les organisateurs, la gestion des foules dans un pays où l'arrivée du Dakar a suscité un grand enthousiasme: «C'est une problématique nouvelle pour nous et nous avons dû travailler avec la police locale pour mettre en place des zones sécurisées et dédiées pour le public. Il y a là-bas une forte culture du sport mécanique et nous nous attendons à devoir gérer sur le parcours plusieurs dizaines de milliers de spectateurs!»
Organisateur de nombreux événements sportifs dont le Tour de France, Amaury Sport Organisation (ASO) réalise avec le Dakar un événement d'une grande complexité logistique.