OPCVM : les flexibles tirent plutôt bien leur épingle du jeu
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OPCVM : les flexibles tirent plutôt bien leur épingle du jeu

Dans un contexte de fortes tensions depuis 2007, les SIVAC et FCP flexibles s'en sont globalement plutôt mieux tirés, selon Cyril Lureau, P-dg de sicavonline.fr, la première plateforme de distribution d'OPCVM lancée en France, il y a douze ans. «Il y a eu de très grands écarts dans les performances. La catégorie qui navigue le mieux est celle des produits dits flexibles ou réactifs, dont les gestionnaires peuvent à tout moment modifier leurs allocations d'actifs», explique le professionnel. Cette catégorie constitue selon lui de «très bons produits de fonds de portefeuille» dans un objectif patrimonial à long terme.




Réserve sur les pays émergents

De même, dans ce contexte de très forte volatilité, les fonds dits de "performance absolue" semblent aussi constituer un investissement intéressant. Souvent assimilés à des hedge funds, ou fonds alternatifs, ces OPCVM offrent l'accès à des classes d'actifs très larges faiblement corrélés à l'évolution des marchés sur les horizons de placement recommandés. Cyril Lureau est plus réservé sur les fonds investis dans les pays émergents. «Ce sont des pays en forte croissance, croissance qui a déjà été intégrée dans la valorisation des fonds. Au début des années 2000, c'était très bien mais il faut s'attendre à des fluctuations très fortes. Souvenons-nous des reculs jusqu'à -45% en 2008. Dans une stratégie à très long terme, dix ans ou plus, on peut en avoir 10 à 15% dans son portefeuille. À la condition d'être psychologiquement solide.»




Comment choisir parmi plus de 10.000 fonds ?

Question : comment choisir parmi les 10.000 à 13.000 fonds disponibles sur le marché ? «Souvent, l'erreur est de s'en tenir à la performance de l'année précédente. Il faut évaluer un fond sur quatre à cinq années, le temps d'un cycle économique complet, pour avoir une vision juste», répond Cyril Lureau. Suivre l'actualité de ses sicav ou de ses fcp est aujourd'hui d'une grande simplicité via internet, les fonds étant tenus à des reportings mensuels. Des sites comme sicavonline et d'autres depuis permettent à la fois de consulter mais également de gérer son portefeuille en fonction des niveaux de service proposés par ses plateformes.




«Considérer sa banque comme un fournisseur»

Pour le particulier, reste l'écueil de l'influence éventuelle de son banquier ou de son assureur dans le choix de ses placements. Les bancassureurs ont parfois tendance à proposer à leurs clients les produits-maison au détriment de produits parfois plus performants. En brandissant, par exemple, la menace de frais de garde plus élevés pour des produits extérieurs. «Un chef d'entreprise est habitué à négocier avec ses fournisseurs. Il ne doit pas hésiter à considérer sa banque comme un fournisseur et à négocier. Quitte à se tourner vers un intermédiaire dont les frais sont souvent plus faibles», soutient Cyril Lureau.

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