Océan Délices : Le surgelé ouvre des horizons
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Océan Délices : Le surgelé ouvre des horizons

Produits de la mer Océan Délices franchit un nouveau cap. Grâce au surgelé, le charcutier de la mer vise des marchés exports lointains. En 2013, Alain Ducamp, P-dg de l'entreprise de Boulogne-sur-Mer, espère décrocher ses premiers clients en Asie.

Le surgelé pour gagner des marchés lointains. Depuis quelques mois, Océan Délices, l'entreprise boulonnaise d'Alain Ducamp conjugue ses savoir-faire de traiteur de la mer, avec une forte expertise en frais avec le surgelé. Une nouvelle étape dans son développement.




Asie et Europe

« J'espère que 2013 sera l'année où nous décrocherons nos premiers contrats en Asie. C'est plutôt bien parti. Nous avons des contacts avancés au Japon et en Chine. Avec le made in France, je crois que nous avons quelque chose à faire en Asie. » Le chef d'entreprise, habitué à benchmarker en Chine, chaque année, entend s'ouvrir des horizons plus lointains grâce au surgelé. « Nous rayonnons pas mal en France, en Belgique où nous travaillons avec quasiment tous les distributeurs mais aussi en Suisse et un peu en Espagne et en Italie. » Ainsi, avec les certifications IFS et BRC, le marché anglais devient aussi un marché cible important. « La Suède et le Danemark sont aussi attirés par nos produits de même que les pays de l'Est. » Actuellement 15 % du chiffre d'affaires de l'entreprise est réalisé à l'export. À l'avenir, Alain Ducamp et ses équipes visent 20 à 30 % de CA sur ces marchés étrangers.




Lisser la production

Et si demain, Océan Délices gagne de nouveaux clients, une deuxième cellule de surgélation pourrait venir augmenter les capacités de production. « Dans le frais, il y a aussi une notion de saisonnalité. Le surgelé devrait nous permettre d'avoir une production plus linéaire. » La PME a faim de croissance. Outre l'orientation vers les surgelés, un deuxième tournant est pris dans ses ateliers. L'heure est à l'optimisation et à l'automatisation des dosages sans incidence sur les effectifs qui sont de 45 en production voire 80 en période de pointe. Le cap pour 2013 semble bien tracé. Mais il ne serait pas complet sans la R & D. « Malgré cette crise que l'on nous annonce, nous faisons le choix d'innover fortement. Cela va se traduire par de nouveaux produits dans les prêts à consommer de nos produits traiteurs mais aussi sur la valorisation d'espèces de poissons blancs, faciles à travailler et peu pêchées ».




Vitesse supérieure pour Traiteur Côté Mer

Un oeil sur Océan Délices, un autre sur le petit frère Traiteur Côté Mer qui voit son chiffre d'affaires passer de 2 à 2,8millions d'euros. Spécialisée dans la fabrication de sushis et plus récemment de sauces et autres produits d'épicerie sèche, elle fournit notamment l'enseigne lilloise O'Sushis (propriété du groupe Agapes) mais aussi So good à Lille et Intermarché. En pleine croissance, la jeune entreprise hébergée au sein de la pépinière Haliocap sur deux fois 300m² devrait prendre possession de la cellule voisine de 500m² mais plus adaptée à sa production.




Des produits de la mer aux biscuits

Et comme un projet en appelle un autre, l'espace libéré par Traiteur Côté Mer sera occupé par la Biscuiterie de la Côte d'Opale, la dernière des sociétés gérée par la holding d'Alain Ducamp. Cette entreprise a la particularité d'être portée par plusieurs chefs d'entreprise du Boulonnais et de l'Audomarois (Hervé Diers, Fabrice Lecagneur, Patrick Coppin, Thierry Landron et Alain Ducamp). Derrière l'idée de fabriquer un biscuit aux couleurs du littoral, ces dirigeants songent déjà à des tartes à base de produits de la mer. Pour leur biscuit, les associés visent 400 points de vente sur le littoral. « Le projet de la biscuiterie, j'y pense depuis deux ans. Je m'étais dit que je ferais cela pendant ma retraite. » Le dirigeant de 60 ans est un peu en avance sur son programme.





Ségolène Mahias

Océan Délices
(Boulogne-sur-Mer) Dirigeant : Alain Ducamp 45 salariés en production 6,5M€ de CA 03 21 91 55 27 www.oceandelices.com

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