Numérique : Xavier Lainé, le délégué French Tech Bordeaux défend le label et sa réussite

Numérique : Xavier Lainé, le délégué French Tech Bordeaux défend le label et sa réussite

Xavier Lainé, le délégué French Tech Bordeaux a souhaité répondre aux critiques formulées à l'encontre de ce label par Idriss Aberkane, professeur en géopolitique et économie de la connaissance et chercheur au CNRS sur le site du Journal des entreprises.

Idriss Aberkane reproche au label French Tech de coûter cher. Que lui répondez-vous?
C'est faux, le label French Tech ne coûte rien pour la simple et bonne raison qu'il ne s'agit pas d'une dépense effectuée par l'Etat, mais d'un fonds de 200 M€ géré par BPI France. A ce jour, 35 M€ sur ces 200 M€ ont été investis dans des opérations de capital risque. Ici à Bordeaux une entreprise comme Interaction Healthcare a récemment bénéficié du soutien de BPI France pour sa levée de fonds de 5 M€. Et ces investissements sont presque systématiquement doublés par des fonds privés ce qui porte à plus de 70 M€ investis cette année dans les enterprises. Je trouve que c'est plutôt un cercle verteux pour l'économie. Encore une fois, je le répète, le label French Tech n'est pas une dépense mais un investissement.

Idriss Aberkane reproche également au label French Tech de n'être connu que des Français et de largement "s'autociter". Là encore, que lui répondez-vous?
Il est complétement faux de dire que French Tech n'est pas connu à l'étranger. Lors de récents déplacements au Québec, en Côte d'Ivoire ou encore en Chine, j'ai pu constater par moi-mme que mes interlocuteurs connaissaient le label. Rien qu'à Bordeaux, depuis le début de l'année, nous avons reçu cinq délégations étrangères (Inde, Israel, Canada, Côte d'Ivoire et Belgique). Tous sont venus pour rencontrer l'écosystème bordelais, ses start-up et ses entrepreneurs.
Par ailleurs si French Tech est une opération de communication comme le suggère ce monsieur et bien c'est une très belle réussite car Bercy ne nous donne aucun moyen. A Bordeaux la French Tech est financée par les collectivités locales et elle est portée par les entrepreneurs de l'écosystème qui la font vivre.

Partagez-vous sa vision d'une France qui n'aime pas la réussite individuelle, pour qui patron est un mot vulgaire, qui aurait un problème de confiance et du mal à retenir ses cerveaux?
Il est vrai que la France avait cette mentalité de sous valorisation de l'entreprenariat mais justement, je trouve qu'avec le label French Tech, beaucoup de choses ont changé. Le label a permis de créer une communauté d'entrepreneurs qui sont fiers d'entreprendre, et fiers d'entreprendre en France. C'est plutôt positif.

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