Jean Mouro,
directeur du site PSA de Mulhouse
Dans le projet de co-entreprise dédiée aux technologies hybrides entre PSA et BMW, le site de Mulhouse a été choisi pour le volet industriel. Qu'est-ce qui a joué dans ce choix?
Plusieurs éléments ont joué. Tout d'abord
la position géographique du site et la sensibilité à la culture germanique. L'existence de vols directs entre Bâle et Munich a été déterminante. Le fait que les communes de Sausheim et Rixheim soient éligibles aux aides européennes à l'investissement a également joué en notre faveur. Et puis nous nous sommes créé une opportunité en rationalisant nos surfaces.
Comment avez-vous réussi à gagner de la surface sur le site?
Nous avons certains standards de conception de process qui s'améliorent avec les avancées technologiques et en 2009, nous avons compacté le process de fabrication de ferrage pour la C4 et la DS4. Nous avons ainsi libéré un bâtiment de 55.000 m² en 2010. Il sert désormais à accueillir de nouvelles activités. C'est le cas de la joint-venture avec BMW. Cette activité occupera un peu plus de la moitié du bâtiment, soit 27.000 m².
Combien d'emplois seront créés à Mulhouse par ce projet?
Cette co-entreprise est encore au conditionnel car elle est soumise aux autorités de la concurrence de l'Union européenne. La fabrication en série débuterait en 2014 pour équiper les véhicules des deux groupes. À terme, en 2017-2018, et en fonction de la réponse du marché, nous tablons à Mulhouse sur la création de 200 à 250 emplois. 20% seront d'un niveau d'études supérieures, 80% seront des ouvriers, tous en CDI. Aujourd'hui, le site emploie plus de 10.500 personnes, dont 2.000 intérimaires.
- TROIS QUESTIONS À