Percée de la concurrence étrangère, baisse de la consommation... Le marché du vin français est en crise. Quels sont vos leviers de croissance ?
Paradoxalement, nous ne subissons pas cette crise, qui est pourtant réelle. Pour preuve notre CA est passé de 38 M€ en 2012 à 53 M€ l'année dernière. Notre force, c'est la qualité. Nous sommes en effet sur des vins haut de gamme, même sur notre Côtes du Rhône (entrée de gamme). Et en période de crise, les consommateurs s'orientent sur des produits qu'ils connaissent et dont ils ont pu tester la qualité.
Pensez-vous ouvrir le capital de l'entreprise, toujours à 100% familial, pour financer de nouveaux projets de développement ?
Nous tenons fortement à notre indépendance, l'ouverture du capital n'est donc pas d'actualité. Lorsque nous faisons de nouveaux investissements - pour l'achat de parcelles supplémentaires par exemple - nous jouons avec notre propres billes. Nous sommes ainsi nos propres banquiers et souhaitons continuer à maîtriser notre stratégie de développement et notre identité. Une identité qui repose avant tout sur la proximité. Nous sommes la première marque du Rhône depuis 45 ans ! Rien qu'à Lyon, nous écoulons chaque jour plus de 8.000 bouteilles.