Notre-Dame-des-Landes : « La justice a parlé, c’est désormais à l’Etat d’agir »

Notre-Dame-des-Landes : « La justice a parlé, c’est désormais à l’Etat d’agir »

Le tribunal de grande instance de Nantes a prononcé l’expropriation des derniers habitants historiques vivant sur le site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Les habitants de quatre exploitations agricoles et de onze habitations sont concernés par cette décision, qui n’est pas assortie d’astreintes financières. La plupart des familles ont deux mois pour quitter leur domicile.

Après cette énième décision de justice – plus de 160 favorables au projet estime l’association pro-aéroport Des Ailes pour l’Ouest -, tous les regards se tournent vers Paris. « La justice a parlé, c’est désormais à l’Etat d’agir », commente ainsi Bruno Retailleau. Le nouveau président LR du conseil régional des Pays de la Loire appelle à la mobilisation en faveur du transfert de l’aéroport de Nantes. Le conseil régional vient d’adopter un vœu dénonçant les actes de vandalisme dont sont victimes certains riverains de la Zad – 200 exactions auraient été recensées selon le conseil régional - et demandant à l’Etat d’évacuer la Zad.

De son côté, Philippe Grosvalet, président du conseil départemental de Loire-Atlantique, demande à l’Etat que « le calendrier des travaux soit rendu public dans les meilleurs délais ».