Quel bilan de l’activité du secteur des travaux publics faites-vous au terme du 1er semestre?
En Haute-Normandie, on sent un tassement de l’activité dont le premier signe est la baisse du nombre d’intérimaires. Une douzaine d’entreprises sont en grandes difficultés, soit placées en redressement judiciaire, soit sous procédure d’alerte. Depuis le début de l’année nous avons déjà perdu une centaine d’emplois en Haute-Normandie et près de300 en Basse-Normandie ou la situation est encore plus préoccupante.
Le calendrier électoral n’a pas eu l’effet escompté sur l’investissement des collectivités?
La dernière partie des mandats se soldait traditionnellement par une remontée d’activité. Cette année, pour la première fois, on assiste au contraire à une baisse! Et si ça continue comme ça, le constat sera le même en 2013.
Comment expliquez-vous cette baisse d’activité?
La réduction de l’activité est directement liée aux difficultés que rencontrent les collectivités pour se financer qui retardent leurs investissements. Malgrés les efforts du gouvernement qui a débloqué (via la CDC) cinq milliards d’euros en début d’année auxquels s’ajoutent deux milliards de crédits à court terme, les collectivités ont du mal à obtenir des financements sur 20 ou 25 ans qui leur permettraient d’étaler leur endettement.
> Retrouvez l'intégralité de cette interview dans le prochain numéro du Journal des entreprises, édition Seine-Maritime, disponible le 7 septembre.
Philippe Pirquin, le président de la Fédération régionale des travaux publics s’alarme de la frilosité des collectivités territoriales en termes d’investissements.