La région Normandie avait obtenu de l'Etat au printemps dernier la reprise en main de la gestion des trains Intercités sur les lignes Cherbourg-Caen-Paris et Le Havre-Rouen-Paris. Le tout en échange de l'achat d'une quarantaine de rames neuves financé par l'Etat à hauteur de 720 millions d'euros sur la période 2016-2023.
La signature symbolique de la convention entre la collectivité et l'Etat avait été signée en avril dernier au Mont-Saint-Michel en présence du Premier ministre Manuel Valls. Elle prévoyait en outre des travaux sur les lignes dans une enveloppe de près de 500 millions d'euros ainsi que la réalisation des opérations de maintenance des rames sur des sites normands et non plus sur le site de Clichy. E contrepartie, la Région s'était engagé à assumer le déficit des deux lignes estimé à 70 millions d'euros sur les exercices 2018 et 2019.
Le mécanisme mis en place et voté par l'assemblée de Région ce 3 octobre constitue en fait une avance à la SNCF "afin de maintenir le calendrier prévu et de garantir une livraison des premiers trains dès 2020", précise la collectivité. "La Région sera remboursée par l'Etat, au fur et à mesure, dans le cadre d'un plan de remboursement dores et déjà établi".
En novembre prochain, SNCF devra préciser" si les trains envisagés selon le marché existant sont compatibles avec le réseau normand", a rappelé à ce sujet Hervé Morin.