Née en juillet 2015, suite au Challenge Jeunes Pousses de Telecom Valley, accélérée par Vinci Autoroutes et Allianz, Wever trace sa route. Vitesse grand V. Spécialisée dans le covoiturage urbain communautaire, la start-up expérimente, depuis quatre mois sur Nice et sa périphérie, une appli mobile qui a déjà séduit plus de 3.000 utilisateurs. Imaginée sur le modèle des lignes de bus, elle permet de créer des trajets, récurrents ou ponctuels, jalonnés de stations permettant aux inscrits de s'intégrer dans le trajet. Déployée sur l'ensemble des Alpes-Maritimes, elle s'aventure désormais hors des frontières azuréennes. Var, Bouches-du-Rhône, Loire Atlantique, Ile-de-France, Rhône-Alpes : au total, trente villes seront couvertes d'ici juin, quatre-vingt à la rentrée pour mailler l'ensemble du territoire national fin 2016.
Cible élargie
« L'objectif de notre projet est d'amener un territoire à faire évoluer ses habitudes de déplacement, il doit donc intégrer l'ensemble de ses acteurs », souligne Thomas Côte, son fondateur. Après la communauté étudiante, et celle des spectateurs d'événements, notamment sportifs, Wever s'ouvre aux actifs en s'adressant à toutes les organisations ayant des problématiques de stationnement, d'accessibilité ou engagées dans une démarche RSE. Le parc naturel régional des Pré-Alpes, Vinci Autoroutes, Cofiroute, l'OGC Nice, Mane, la Métropole NCA, la commune de Vence ou encore la Polyclinique Saint-Jean ont ou sont en passe de signer avec la jeune pousse pour des licences d'accès intégrant, outre les lignes de covoiturage dédiées, des rapports statistiques, un système de gamification et de récompenses pour les chauffeurs les plus assidus. Car Wever, contrairement à ses concurrents, ne prend pas de commission sur les éventuels partage de frais. « Nous avons privilégié le système de récompense et mis en place un business model qui se rapproche de celui de Groupon, en poussant des offres promotionnelles en fonction des parcours », détaille le dirigeant. Reste que, pour soutenir son développement, un tour de table s'avère nécessaire. Wever chiffre ses besoins à environ 1,5 M€, qu'elle prévoit de réunir d'ici à la fin de l'année. Au programme : étoffer l'équipe, stabiliser et industrialiser la plateforme, et lancer les premières expérimentations à l'international. Elle a réalisé, en quatre mois d'activité, 90 K€ de chiffre d'affaires en 2015. Et vise les 150 K€ de facturations pour l'exercice en cours.
Wever
(Nice) Dirigeant : Thomas Côte CA 2016 (obj) : 150 K€ 10 personnes Tél. : 06 76 10 31 53 @email