Fondée en 2012, la jeune pousse niçoise a développé un logiciel basé sur la simulation 3D pour créer une cabine d'essayage virtuelle en ligne. Trois ans de R&D ont été nécessaires pour rendre « cette technologie complexe facile à utiliser », souligne sa dirigeante, Alexandra Bell, à la tête d'une équipe de 12 personnes réparties entre Nice et Londres. En effet, il suffit à l'internaute de créer son avatar avec ses mensurations, de cliquer sur le vêtement de son choix et, instantanément, sa silhouette en 3D apparaît à l'écran, semblable à la réalité. Effet waouh garanti !
La cible des détaillants
La technologie désormais opérationnelle, Belcurves, jusqu'alors discrète, sort du bois. Remarquée par le géant du commerce en ligne chinois Alibaba en février lors de la finale européenne du concours de start-up Get In The Ring, l'entreprise cherche à commercialiser sa solution en mode SaaS. « Notre cible prioritaire est les détaillants. Des discussions sont en cours avec plusieurs enseignes anglaises et des groupes de vente à distance pour lesquels un tel outil permettrait à la fois de se différencier avec un service en ligne innovant, d'augmenter le panier moyen et, de façon plus pragmatique, réduire radicalement le nombre de retours », avance-t-elle. Les fabricants sont également une cible potentielle, notamment pour la réalisation de leur prototype. « Chaque échantillon de tissu leur coûte 1.500 €. Avec Belcurves, le prototype devient virtuel ». Les marchés visés : l'Europe en général, l'Angleterre et l'Allemagne, en particulier, là où l'e-commerce est le plus mature. La France, « coeur de la mode », se trouve également dans son viseur.
Lever pour aller vite
Alexandra Bell estime ses besoins de financement à 2 M€ pour constituer une « task force » commerciale, marketing ainsi qu'un service clients. « Nos concurrents sont moins forts technologiquement mais ils ont des fonds », d'où l'impérieuse nécessité « d'aller vite ». La dirigeante souhaite enfin nouer des partenariats avec des écoles de stylisme et de modélisme afin de familiariser les étudiants à sa technologie. Autrement dit, « créer une armée d'utilisateurs » et ainsi faire de Belcurves le leader du secteur.
A l'origine d'une cabine d'essayage virtuelle en ligne et en 3D, la jeune pousse Belcurves, hébergée au CEEI Nice Côte d'Azur, cherche à lever 2 M€.