Nem Summit : La troisième édition reste dans l'Ouest
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Nem Summit : La troisième édition reste dans l'Ouest

Le Nem Summit est bien ancré dans le Grand Ouest. Saint-Malo a accueilli en2008 et2009 les deux premières rencontres de la Plateforme Technologique Européenne, dédiée aux Médias Électroniques Interconnectés (NEM). Pour 2010 le sommet quitte la cité corsaire met le cap au sud. Mais il n'accostera pas très loin, puisque c'est Nantes qui accueillera le troisième sommet. Une nouvelle occasion de mettre en avant les entreprises locales, comme Artefacto, représentée cette année. Lucie Lautrédou

Le Nem Summit, s'est déroulé à Saint-Malo du 28 au 30septembre dernier. Deuxième année dans la cité corsaire pour ce colloque international de la plateforme technologique européenne Networked and Electronic Media, dédiée aux médias électroniques en réseaux. En 2008, Saint-Malo est choisie suite à la réponse du Pôle Images et Réseaux à un appel à candidature pour l'organisation de la rencontre qui a accueilli 350 personnes. «En 2009 nous avons recandidaté et eu la surprise d'être sélectionné. C'est une preuve de reconnaissance», se réjouit Bertrand Guilbaud, dg du Pôle Images et Réseaux. «Cette année nous avons accueilli 400 visiteurs, dont 60% d'étrangers, ce qui démontre le succès et l'intérêt de l'événement», souligne-t-il.




L'Ouest à la pointe de la recherche

Le Nem, qui réunit des acteurs industriels et des instituts de recherche issus de plus de 30 pays, reste dans l'Ouest de la France pour son sommet 2010, puisque Nantes accueillera l'événement. Les raisons du succès? «Il y a un vivier de compétences dans l'Ouest de la France», explique Bertrand Guilbaud. «La Bretagne est la deuxième région de France en terme de recherche, avec ses 15.000 chercheurs et ingénieurs et 100.000 emplois dans le secteur», note-t-il. Ce qui le frappe sur ce sommet, c'est «l'arrivée de la 3D dans nos environnements. Ça va changer notre façon de nous divertir et d'apprendre». Bernard Guilbaud s'intéresse particulièrement à l'extrapolation de la réalité virtuelle pour la formation.




Serious games

Comme les ?serious games? développés par Artefacto, spécialisée dans la simulation 3D et l'animation virtuelle. L'entreprise de Valérie Cotterau développe par exemple un logiciel de formation au diagnostic amiante utilisé par ITGA. On croirait à un vrai jeu vidéo face à ce décor d'usine désaffectée en 3D sur écran géant. Mais au lieu de tuer des monstres, il faut trouver de l'amiante. Cette méthode, qui intéresse la DCNS, répond à «un problème de diffusion du savoir», estime l'architecte de formation. Artefacto a profité du Nem Summit pour présenter la ?réalité augmentée? développée par l'entreprise créée en 1998. La ?réalité augmentée?, c'est filmer ce qui n'existe pas ou plus. Passer une caméra sur une zone et voir apparaître des informations sur l'écran, éléments virtuels 3D ou contenu multimédia. Exemple: sur un site archéologique, viser des ruines et voir apparaître la reconstitution 3D du site tel qu'il existait auparavant.




L'exclusivité pour Rennes Métropole

L'entreprise rennaise est la seule à développer cette technologie en France. «Il y a eu quelques parutions au sujet de technologies similaires en Europe mais pas de projets aboutis, note Valérie Cotterau, je n'irais pas jusqu'à dire que nous sommes les seuls au monde mais peut-être.» Et l'exclusivité de la première application a été réservée à Rennes Métropole, qui a acheté sept tablettes à 5.000€ l'unité, mises à la disposition du public à la Courrouze du 13 au 31octobre. Ces outils ont permis aux visiteurs de déambuler virtuellement dans la Courrouze, et de découvrir deux immeubles modélisés en haute définition dans leur futur contexte, comme s'ils filmaient le futur.




Innovations

Après Rennes, cette innovation, développée en deux ans, devrait être mise en application sur un projet d'urbanisme à Boulogne-Billancourt et s'exportera vers les Émirats Arabes Unis. En parallèle, Valérie Cottereau et son conjoint et associé, Erwan Mahé, continuent de développer leurs projets de mondes collaboratifs en ligne et réalité virtuelle, notamment. «Nous sommes contraints à l'innovation et ça nous convient très bien», sourit la dirigeante.

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