Sur les banderoles de ces chefs d’entreprise on pouvait lire « Liberté de circuler et de travailler » ou encore « Des emplois otages des voyous de la CGT ». « On en ras le bol de cette situation. Ca ne peut plus durer, parce que l’on a des salariés. Dans mon agence, au mois de mai, l’activité a baissé de 20 % à cause des multiples manifestations et de la pénurie d’essence. On a une personne mobilisée à plein temps chaque jour pour faire la queue dans les stations-essence afin que nos véhicules et nos clients puissent rouler », explique le dirigeant Jean-Pierre Barrière, franchisé « Rent a Car » dans la région nantaise.
Faire face aux problèmes de trésorerie
Une délégation de représentants du monde économique a été reçue en préfecture. Le Préfet a indiqué qu’un comité de suivi allait être mise en place pour faire le point sur l'état de santé financier des entreprises touchées par ces mouvements et ces blocages. « L’idée de ce comité de suivi est de réfléchir avec l’Etat, mais aussi avec les banques, à des aménagements pour les entreprise concernées. Cela pourrait être des facilités d’étalement de paiement ou le report du paiement certaines taxes ou surtaxes », explique Joël Fourny, président de la Chambre de Métiers de Loire-Atlantique.
Le préfet a également promis la mise en place d’une procédure d’indemnisation pour les commerçants du centre-ville de Nantes victimes de dégâts matériels lors des manifestations. Mais pas de quoi compenser les pertes de chiffre d’affaire liées à la baisse d’affluence dans les commerces nantais les jours de manifestation.
Autant d’annonces qui n’ont pas convaincu tous les chefs d’entreprise présents lors de ce rassemblement.
A l’appel de plusieurs organisations patronales, près de 200 chefs d’entreprise de Loire-Atlantique se sont rassemblés ce vendredi 27 mai devant la préfecture de Loire-Atlantique pour demander l'arrêt du "blocage de l'économie et de l'emploi", conséquence des actions de mobilisation contre la Loi travail.