Depuis les précurseurs en 2001, l'agglomération toulousaine compte près d'une centaine d'entreprises et administrations, soit plus de 172.000 salariés, engagées dans une démarche alternative de mobilité (covoiturage, transports en commun, vélo). Comme une petite dizaine de projets dans l'agglomération, l'agence Icom a fédéré autour d'elle six structures installées sur la ZA du Baluffet (Lagarrigue, Établissement Français du Sang, Oddos Buro/SO Group, École Nationale Vétérinaire de Toulouse, Merial et Pôle Emploi). «Aujourd'hui, notre PDIE regroupe près de 3.000 personnes», précise Daniel Luciani, directeur d'Icom. Un des enjeux du PDIE? Regrouper le maximum de personnes dans une même zone d'activités. On compte par exemple près de 4.000 actifs pour la Zone aéroportuaire de Blagnac, 2.000 sur la ZA de Balma et jusqu'à 12.000 personnes pour le PDIE de Toulouse Ouest Partenaires.
Aménagements spécifiques
Autre aspect du succès: l'aménagement des équipements et la sécurisation des espaces. Après la création d'un comité de pilotage en 2010 chez Icom, la phase de diagnostic a permis de révéler les points forts et les difficultés. Suivirent les premières sollicitations auprès de Tisséo et la communauté d'agglomération. «Une station de vélo en libre-service ne verra pas le jour, la fréquentation ne justifiant pas sa mise en place. Nous sommes en attente d'une réponse fin juin du Grand Toulouse et de la Région Midi-Pyrénées concernant une vélo station qui permettra de louer un vélo pour une longue durée», explique le dirigeant. La question de la localisation des entreprises est aussi centrale. «Plus elles sont en centre-ville, mieux elles sont desservies et plus les transports en commun sont utilisés. L'offre de transports doit ainsi évoluer», précise Valérie Vincent, conseillère mobilité chez Tisséo.
Des outils pour sensibiliser
Deux ans après la naissance du projet en 2010, les premiers outils voient le jour pour la ZA du Baluffet avec la diffusion d'un «guide de la mobilité» référençant l'offre de transports en commun et la mise en place par le partenaire Tisséo d'une application pour faciliter le covoiturage. Objectif visé? «Si déjà on pouvait atteindre 5% voire 10% de covoitureurs en 2014, ce serait un succès», confie Daniel Luciani. À l'échelle de l'agglomération, le site Tisséo de covoiturage comptabilise près de 340 inscrits qui covoiturent. Reste que la principale clé de réussite est de changer les comportements et les usages. «C'est en facilitant l'accès aux informations et en mettant en place des événements et des actions collectives que nous parviendrons à faire changer les habitudes de déplacements, l'obstacle principal», estime le Daniel Luciani. Un avis partagé par Valérie Vincent : «Le déplacement est de l'ordre du privé, il est ainsi difficile d'interférer dans ce choix.»
Transports Le PDIE, plan de déplacements inter-entreprises, se développe dans l'agglomération toulousaine afin de favoriser les alternatives à la voiture individuelle.