Entre fin septembre2008 et fin avril2009, la chute d'activité de la société Millésimes aura été de 40%. Cependant, avec une relative reprise de son marché d'une part, et une adaptation stratégique de ses gammes et de sa politique d'achats d'autre part, la PME a réussi à terminer l'année 2009 avec ?seulement? - 15% de chiffre d'affaires. «Notre challenge a consisté à être plus séduisants dans un marché toujours assez triste», résume Albert Bogé, président de Millésimes. L'homme, qui se définit comme négociant, mais aussi «antiquaire» en grands vins français, a créé la société en 1984. «En 1991, nous avons fait construire nos locaux actuels à Maussane-les-Alpilles, en les adaptant aux normes de température et d'hydrométrie spécifiques à la conservation du vin, explique-t-il. Nous bénéficions ainsi de 200m² de bureaux et de plus de 1.500m² de stockage». Une surface qui accueille les quelque 300.000 bouteilles de grands crus (prix moyen: 70 € HT), qui constituent le trésor de la société. «Nous ne vendons que des produits auquel les amateurs n'ont pas accès en direct, précise Albert Bogé. Nous travaillons à 25% pour une clientèle de particuliers, d'institutions et d'entreprises, en proposant notamment des cadeaux d'affaires. La clientèle professionnelle (grands restaurants, cavistes, négociants...) représente elle aussi 25 % de notre activité. Et enfin, l'export, en direction de la Chine, principalement, mais aussi des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l'Italie, de l'Allemagne et des Pays de l'Est, représente la moitié de notre CA».
Des achats d'anticipation
Indépendante financièrement, la société fonctionne sur la base d'achats d'anticipation, ce qui lui permet de mener une politique compétitive en matière de prix, et de s'assurer une marge raisonnable. «Nous ne vendons que ce que nous avons en stocks, ce qui nous permet d'être extrêmement réactifs en terme de livraison», conclut Albert Bogé.
Niché dans le verger d'entreprises de la Capelette, à Maussane-les-Alpilles, Millésimes, négociant et ?antiquaire? en grands vins, dispose d'un stock de 300.000 bouteilles, d'une valeur unitaire de 5 à 5.000 €. Crise oblige, la société a accusé en 2009 une baisse de CA de 15%.