Métallurgie CFE-CGC : Pour la confiance sociale
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Métallurgie CFE-CGC : Pour la confiance sociale

Syndicalisme. La fédération cherche à accroître sa représentativité en Isère et à être présente dans les entreprises en amont des difficultés.

Être représentatif. Voilà bien la problématique essentielle des syndicats. Didier Pasquini, président de la section iséroise de la fédération Métallurgie CFE-CGC*, analyse: «Nous devons être présents dans les entreprises avant que les problèmes apparaissent, ne pas arriver quand ils sont déjà bien ancrés. En général, les cadres savent nous trouver quand ils ont des difficultés. Mais avec les nouvelles règles de représentativité de 2008, il faut que nous soyons là tout le temps!» L'Isère compte 60.000emplois en métallurgie, dont la moitié de techniciens, agents de maîtrise et cadres, la cible du syndicat. La section départementale ne communique pas son nombre d'adhérents mais l'estime «insuffisant».




Craintes des adhérents

Et avoir des adhérents n'est pas suffisant, encore faut-il qu'ils soient militants. Ainsi, Didier Pasquini cite plusieurs exemples, dont celui de Becton Dickinson au Pont-de-Claix. «Nous avons des adhérents, mais pas de section syndicale, donc pas de représentativité dans l'entreprise! Les salariés sont d'accord pour se syndiquer, mais pas pour militer et créer une liste. On trouve de nombreuses craintes liées au temps d'implication, à ce que peuvent en penser les collègues, les supérieurs, la direction, et certains craignent même des représailles! Alors que l'un des maîtres mots à la Métallurgie CFE-CGC, c'est la confiance. Ce mot est difficile en entreprise car il entraîne le partage pour l'intérêt commun, c'est-à-dire pour que l'entreprise perdure dans le temps.» Le syndicaliste cite toutefois des réussites, comme les entreprises Demeure orthopédie à Seyssinet-Pariset, ou 40-30 à Bernin, où il a rencontré une «direction accueillante et ouverte» et où le syndicat est maintenant représenté. «Beaucoup d'entreprises manquent de culture syndicale, hormis dans les grands groupes où les employeurs ont besoin de nous. Nous avons de véritables partenariats à construire dans les PME-PMI et dans les ETI.» Pour se faire une place dans les entreprises, le président départemental rappelle la ligne du syndicat: «le modus vivendi, le travail en amont et la co-détermination, une culture syndicale non basée sur le conflit, une confiance partagée et le donnant-donnant, qui diffère du gagnant-gagnant. Nous devons faire savoir aux entreprises que nous pouvons travailler ensemble».






www.metallurgie-cfecgc.com * La fédération Métallurgie CFE-CGC représente «les ingénieurs, cadres, techniciens, agents de maîtrise et agents administratifs, et plus généralement ceux dont les fonctions comportent responsabilité, commandement ou initiative». Elle compte 35.000adhérents au national, dans les secteurs aéronautique espace défense, sidérurgie, industries informatique et électronique, nucléaire et activités connexes, énergie atomique, et construction navale militaire.

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