Installée à Hem, près de Lille, la menuiserie Delepierre vient de fêter ses dix ans en se dotant d'un nouveau bâtiment de 800 m². Fondée en 2007 par Christophe Delepierre, auparavant conducteur de travaux, la menuiserie vient de connaître un fort développement. « Nous avons réalisé une croissance de 800.000 euros en un an », souligne le dirigeant. En 2016, le chiffre d'affaires de la menuiserie frôle en effet les 4 millions d'euros, contre 3 millions en 2015, le tout en étant rentable (RN 2015 : 166.300 euros). Cette menuiserie qui fabrique et rénove des portes, des fenêtres et des boiseries, a déjà quelques chantiers notables à son actif, notamment sur des bâtiments classés : elle rénove en ce moment les portes de la Vieille Bourse à Lille, elle a également fabriqué les portes blindées de la synagogue de Lille et a aussi construit et installé des cabanes pour les singes du zoo de Lille.
800 m² de plus
C'est cette croissance qui a incité Christophe Delepierre à investir 280.000 euros dans un nouveau bâtiment de 800 m². Celui-ci porte la surface totale de l'entreprise à 2.000 m². Suite à l'embauche d'un nouveau conducteur de travaux et d'une équipe, l'acquisition de ce bâtiment a un double objectif : améliorer les conditions de travail sur place mais aussi augmenter les capacités de stockage de différents types de bois.
Un élargissement de la clientèle
Cette croissance, la menuiserie la doit au choix récent d'élargir sa clientèle. Elle cible les particuliers depuis maintenant deux ans et ceux-ci représentent aujourd'hui près de 15 % de son chiffre d'affaires. Les 75 % restants sont réalisés auprès des administrations publiques et des bailleurs sociaux des Hauts-de-France. Depuis près d'un an, la société tente également une percée en Belgique. Des diversifications qui étaient devenues nécessaires selon Christophe Delepierre : « Je trouve que ces derniers temps, le marché français des appels d'offres est plutôt maigre... Il n'y en a pas assez, c'est pour ça que nous nous tournons vers d'autres cibles. » Avec les particuliers, le dirigeant est persuadé de pouvoir « faire plus de 15 % de son activité ». Quant à la Belgique, qui vivra verra. Pour le moment, Christophe Delepierre constate : « Si le boulot reste le même de part et d'autre de la frontière, la gestion administrative est très différente... ».