Depuis cet été, le groupe grenoblois Mecalianz, spécialisé notamment dans la rénovation de machines-outils, est installé sur la ZI des Villettes à Riorges. D'ici à deux ans, ce seront 45 personnes qui travailleront sur ce site, majoritairement recrutées sur le Roannais.
Roannais: un point central
«Le siège social de la holding, Mecalianz, reste à Grenoble, pour une question de proximité avec nos banques. En revanche, les sièges des différentes sociétés qui composent le groupe sont transférés à Riorges. Car c'est ici que l'essentiel de l'activité se fait», explique Didier Vincent, co-dirigeant de Mecalianz. Et de préciser les motivations de ce déménagement: «Le roannais constitue un point plutôt central entre Paris où nous conservons une petite activité et la partie sud de la France que nous souhaitons développer. Et puis, nous pensons qu'il y a du potentiel sur la région. Son enclavement devrait nous servircar nous fonctionnons beaucoup par le bouche-à-oreille». Sans compter qu'avant même son arrivée, Mecalianz avait recruté plusieurs salariés qualifiés issus du roannais. «Il y a un gisement de compétences, dans notre domaine, incroyable ici!». Né il y a un an de l'alliance de Didier Vincent, professionnel de la gestion et de Pascal Martin, spécialiste ès retrofit, Mecalianz est en train de prendre son envol.
Un groupe pour attraper les gros donneurs d'ordre
«Nous sommes partis d'un constat simple: certaines petites entreprises sont freinées dans leur élan par leur taille. D'une part, parce que les gros donneurs d'ordre ne leur font pas toujours confiance pour de gros marchés, d'autre part parce que ces mêmes donneurs d'ordre sont tenus par des réglementations très strictes leur interdisant d'entrer dans une relation de dépendance», rappelle Didier Vincent. L'idée a donc fait son chemin: le résultat étant la création, en juillet2010, de Mecalianz, une holding rassemblant plusieurs PME. «Nous communiquons uniquement sous le nom Mecalianz. Cela peut paraître bête car le donneur d'ordre a la même entreprise en face de lui mais il est plus en confiance», assure le directeur général. Avec la reprise de l'Isérois MAI Grinditeq, l'année dernière, Mecalianz s'est concrétisée. Reconnue depuis plus de 20 ans, dans la mesure et la rénovation de machines-outils, MAI connaît aujourd'hui une nouvelle jeunesse. «MAI travaille à 90% pour l'automobile. Même si les chiffres sont bons parce que les constructeurs préfèrent actuellement rénover leurs machines plutôt que d'en acheter de nouvelles, nous voulons diversifier notre portefeuille clients en nous tournant vers le nucléaire et l'aéronautique», poursuit Didier Vincent. En un an, les deux hommes ont réussi à faire grimper le chiffre d'affaires de 900.000€ à 1,5M€. «On nous prenait pour des fous lorsqu'on annonçait ces prévisions. Mais on est bien pile poil dans nos chiffres!», se réjouit le co-dirigeant. Mecateq, bureau d'études spécialisé dans la mécanique, est venu rapidement compléter l'offre de Mecalianz. Créé de toutes pièces, et installé désormais sur Riorges, il affiche un CA 2011 de 400.000€ alors que le budget prévoyait une activité de l'ordre de 200.000€. À ces deux sociétés s'ajoute Ad Vente, cabinet d'experts en gestion créé par Didier Vincent bien avant la naissance de Mecalianz.
Offre globale
D'ici fin 2012, le groupe affiche la volonté d'intégrer deux nouvelles activités: la maintenance de machines-outils et le métier d'usinage. «Il ne s'agira pas de faire de la grande série, bien sûr, mais d'être capable d'usiner des pièces de moyenne et grande dimension pour notre activité machines-outils». L'intégration de ces deux activités devrait probablement passer par le rachat de petites entreprises de la région. Ambitieux, le groupe prévoit un chiffre d'affaires global de 5M€ à horizon fin 2013 avec un effectif de 45 personnes.
Mecalianz
(Riorges) Dirigeants: Pascal Martin et Didier Vincent CA 2011 consolidé: 2,1M€ 22 salariés @email