Marseille
Marseille : Les commerces peuvent ouvrir le dimanche
Marseille # Commerce

Marseille : Les commerces peuvent ouvrir le dimanche

Union sacrée Patrons et syndicats main dans la main pour donner un cadre social à l'ouverture des commerces du centre-ville le dimanche? À Marseille, c'est possible.

«Historique». C'est ainsi que les différents signataires du protocole d'accord collectif relatif à l'ouverture dominicale des commerces dans la zone touristique de Marseille ont qualifié, le mois dernier, leur engagement commun. Une union sacrée qui a réuni la quasi-totalité des syndicats locaux de salariés et de patrons, à l'exception de la CGT. Historique, l'accord? Sans doute, car voir FO, la CFTC, la CFE-CGC et la CFDT cosigner un engagement avec l'UPE 13, le Medef 13 et la CGPME 13 reste un acte symbolique fort. Surtout lorsque ledit accord concerne l'ouverture des commerces le dimanche, que la loi Mallié permettait sans en définir les conditions d'application. «Nous voulons tous que les événements qui se profilent, comme Marseille-Provence 2013, soient une réussite, commente Jean-Luc Chauvin, président de l'UPE 13. Pour cela, il est nécessaire que les touristes soient bien accueillis, que les commerces soient ouverts». Même son de cloche du côté de Pierre Allary, président de la CGPME 13: «Nous restons convaincus que l'ouverture dominicale ne doit pas être généralisée. Mais nous sommes pragmatiques et nous connaissons la réalité économique. Pour partager la richesse, il faut d'abord la créer».




Donner un cadre social à la loi

Au-delà du constat, quels arguments ont bien pu convaincre les syndicats de salariés de signer cet accord qui prévoit, en2012 et2013, une majoration salariale comprise entre 15% et 30% du Smic horaire, ou une contrepartie en repos compensateur? Sans doute le fait que cet accord offre au travail dominical un cadre social que la loi ne prévoyait pas. Et qu'elle n'imposait pas. Pour Alain Comba (FO), il s'agissait avant tout «d'apporter des garanties aux salariés, tout en prenant en compte les réalités économiques». Car de l'avis de Jacques Biancotto (CFE-CGC), «sans accord, cela laissait aux employeurs la porte ouverte pour faire un peu ce qu'ils voulaient». Un avis partagé par Patrick Parra (CFDT), qui n'en oublie pas son combat pour la défense du repos dominical: «Nous subissons cette loi. Le fait qu'elle soit désormais encadrée est un véritable "plus" pour les salariés. Ce consensus est positif pour Marseille. Et cela démontre toute la palette de notre syndicat: quand on est sur du consensus, on n'a pas peur de le dire, et quand on est sur du combat, on n'a pas peur de le faire...»




Volonté politique

L'accord signé, reste désormais à l'appliquer. Sur ce chapitre, les élus locaux se veulent rassurants. Pour Eugène Caselli, président de MPM, «il faut désormais faire en sorte que le centre-ville soit dynamique, plus propre, plus sûr et doté d'un système de transport cohérent avec l'activité». Une volonté politique partagée par le sénateur-maire Jean-Claude Gaudin: «Nous avons une ambition pour cette ville. Nous voulons qu'elle gagne, et elle va gagner».

Marseille # Commerce