Marel fusionne ses sites de Vannes et de Baud
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Marel fusionne ses sites de Vannes et de Baud

Afin de dégager des économies d'échelle et des synergies commerciales, le spécialiste de l'équipement pour l'industrie agroalimentaire Marel fusionne ses deux sites morbihannais.





L'ENJEU.

L'accouchement n'aura pas été sans douleurs. Mais ça y est: Marel France a intégré ses locaux communs de 2.000m² à Baud. Marel Food System et Stork Food System fusionnent. Après restructuration, la nouvelle entité est passée de 70 à 62 personnes. Le bureau vannetais a été fermé. «C'est la fin d'une intégration qui n'a pas du tout été simple», signale Theo Bruinsma, un des dirigeants du groupe qui supervise la réorganisation en France et en Italie. La maison mère, Marel, est un géant, leader mondial dans son domaine, employant 3.500 personnes avec près de 600M€ de chiffre d'affaires.




Clients mastodontes

Pourquoi un tel rapprochement? D'abord parce que le marché de Marel, la fourniture de machines pour des géants agroalimentaires tels que Doux, Duc, Bigard ou Jean Floc'h, s'est fortement dégradé au fil des années. En même temps que les volumes de tels mastodontes fondaient. «Il s'agit de réaliser des économies d'échelle», souligne Joël Gautrais, directeur service clients. «Nous allons mettre en commun nos ressources techniques et après-vente, nos commerciaux vont pouvoir se concentrer sur nos clients communs, qui le sont à 95%.» De plus, Marel France n'est jamais que l'aboutissement d'une série de fusions, qui ont vu au fil des ans six sociétés passer à une seule. Le groupe semble n'avoir jamais eu réellement le temps de digérer ces fusions en cascade.




5% de rentabilité visés

Aujourd'hui, il s'estime néanmoins bien armé pour améliorer sa rentabilité, même si son chiffre d'affaires devrait stagner aux environs de 15M€. «Si nous parvenons à 5% de rentabilité, nous serons satisfaits», remarque Joël Gautrais. Actuellement, celui-ci se situe plutôt entre 1 et 2%, une fois certaines charges exceptionnelles soustraites. Marel compte s'appuyer sur deux chambres froides permettant expérimentations et présentations commerciales. «Nous sommes spécialisés dans les machines à destination des produits frais, des chipolatas aux saucisses en passant par les steaks hachés, de la fabrication au conditionnement», signale Jacques Le Paih, responsable R & D, qui avait revendu en 2007 son entreprise Nijal à Stork. «Chaque année, nous investissons 1M€ en R & D.» Pour se mettre au diapason des standards groupe, Marel vient aussi d'investir 50.000 € dans un nouveau logiciel de création assistée par ordinateur. Suivra un nouveau progiciel de gestion qui permettra de mieux gérer les rotations de son imposant magasin de pièces détachées: 4.000 à 6.000 références pesant près d'1,5M€ en valeur stock.

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