Emmanuel Darcourt réalise actuellement ses premiers investissements dans l'entreprise de chaudronnerie qu'il a rachetée en avril2009. Outre un groupe électrogène qui lui permet de souder en autonomie chez ses clients, 15.000 € ont été consacrés à l'installation d'une station de dessin informatique équipée du logiciel Solidworks. «Mon prédécesseur Gildas Bergot passait 50% de son temps sur sa planche à dessins», signale Emmanuel Darcourt, qui a recruté une technicienne logistique et une assistante commerciale comptable. Changement de génération. Gildas Bergot est parti à la retraite à 60 ans. Emmanuel Darcourt, 38 ans, ingénieur issu de l'Icam a racheté via la SARL Manu-métal le fonds artisanal de Bergot et Cie, incluant entres autres une presse plieuse (10.000 €) et une cisaille (5.000 €).
50 clients
L'entreprise réalise des éléments métalliques sur mesure à destination d'une cinquantaine de clients dans le traitement de l'eau (Saur, Véolia), l'extraction de minerais (Kaolins) ou l'agriculture/alimentation animale. Bergot et Cie, qui a employé jusqu'à treize personnes, n'en comptait plus que trois lors de la reprise. «Pour moi, la bonne taille, c'est huit à dix personnes», remarque Emmanuel Darcourt. «Depuis mon arrivée, il y a 10% de clients supplémentaires. Mais je remercie les clients historiques qui jouent le jeu de la transmission.» Manu-métal vise 430.000 € de chiffre d'affaires en 2009. «L'entreprise a beaucoup vécu à l'équilibre mais il faut dégager davantage de marges de sécurité», estime Emmanuel Darcourt. «La profession est à près de 8% de pourcentage de rentabilité, l'objectif est d'être dans les normes. Nous sommes bons sur la relation clients mais il faut améliorer la gestion. Pour moi, l'argent est une contrainte. Le plaisir de travailler les métaux est plus important.» Actuellement établi sur 300m² d'atelier, Manu-métal réfléchit déjà à une extension pour se doter d'un local de pièces détachées et rapatrier ses bureaux dans trois bungalows voisins.
Emmanuel Darcourt, qui a racheté une entreprise de chaudronnerie rebaptisée Manu-métal, commence à y imprimer son empreinte.