«Depuis la création de Maïlou en 2008 à Châteaubourg, l'entreprise fabriquait des peluches pour des boutiques indépendantes, la grande distribution et de la sous-traitance pour des marques nationales de textile, raconte Réjane Riant. À l'époque, j'étais sous-traitante pour Maïlou, en tant que graphiste dessinatrice de peluches. En février2011, avec 12 salariés, Maïlou dépose le bilan. Nous avions des commandes en cours, que nous eu envie d'honorer. Avec Annick, Christèle et Marie-Jo, d'autres salariées, nous nous sommes dit qu'il était dommage de laisser tomber ce savoir-faire. D'autant plus que deux d'entre elles partaient bientôt en retraite et que la fabrication de peluches devient rare en France. Un seul autre atelier existe encore dans le Sud-Ouest. Il y avait la place pour une peluche française à prix abordable. Nous avions deux ans pour former de nouvelles jeunes salariées à notre savoir-faire.
Rachat de 10.000€ de matériel
Nous sommes donc allées voir le contrôleur judiciaire qui nous a conseillé de ne pas reprendre l'entreprise, car cela ne serait pas viable. Par contre, nous pouvions reprendre le matériel. Nous l'avons donc racheté pour 10.000€ (machines et véhicules). Ensuite, à cinq associées, nous avons investi 40.000€, puis obtenu 50.000€ de prêts d'honneur et bancaires pour assurer le fonctionnement de notre nouvelle structure, que nous avons renommée Maïlou Tradition.
Le 100% français
L'idée était de se démarquer un peu de l'ancien nom. Après avoir redémarré avec toutes les salariées, c'est-à-dire 12, nous avons réduit les effectifs à 4 cette année, pour se porter sur des niches. Nous maintenons la vente en boutiques indépendantes, mais arrêtons les franchisés et la GMS. Nous avons repositionné l'entreprise sur une fabrication française, qui propose quelque chose de différent et ne correspond pas à une vente à grande échelle. Nous avons ensuite déposé le nom de notre marque, Maïlou Tradition, qui est faite 100% dans notre atelier, à Châteaubourg. Par contre, nous continuons à faire des peluches pour des clients, à plus grande échelle (fabricants de textile qui souhaitent proposer quelques doudous), où nous faisons faire une partie de la pique au Maroc (55%). Ceux-là ne sont pas vendus sur notre site internet marchand, qui est dédié au 100% français.
Création de mascottes
Enfin, depuis quelques mois, nous positionnons aussi l'entreprise sur un nouveau marché: celui de la mascotte. Nous pouvons réaliser très rapidement de petites quantités (jusqu'à 1.500 pièces) de manière très concurrentielle. C'est une niche à prendre, pour des opérations marketing par exemple, des cadeaux de fin d'année, des événements culturels (Brest 2012, parcs d'attraction, festivals...) Si vous les faites faire en Chine, cela peut prendre deux mois pour faire un prototype, le valider, lancer la production, puis faire venir les peluches en bateau, six semaines encore après. C'est aussi plus long pour recommander. Nous, ici, en deux ou trois semaines c'est lancé! Pour l'instant, les gens sont séduits par cette idée, et cela pourrait nous permettre d'embaucher deux salariées dès 2013.»
Maïlou Tradition
(Châteaubourg) Gérante: Annick Brault 4 salariées CA previs. 2013: 180.000 € www.mailou-tradition.fr








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