À peine le temps de signer les derniers décrets d'application de sa loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques qu'il est déjà parti. Ainsi va la politique... Emmanuel Macron n'est plus ministre de l'Économie, ni même socialiste. En claquant la porte de Bercy, le successeur de Montebourg adresse un terrible camouflet à François Hollande, qui l'avait pourtant sorti de son chapeau deux ans plus tôt. Confessant avoir, durant son mandat, touché les limites du système politique, l'ancien associé de Rotschild & Cie veut se consacrer... à la politique ! Mais plus que sous le prisme de son mouvement En Marche... Une marche vers les échéances électorales de 2017. Pas encore candidat Emmanuel Macron, mais présidentiable. Alors oui, l'ancien ministre de l'Économie a plutôt laissé un bon souvenir au monde patronal lors de son passage à Bercy. Il faut dire qu'au début du quinquennat les dirigeants d'entreprise avaient l'impression d'être considérés au mieux comme des vaches à lait, au pire comme des parias. Macron leur a redonné un peu d'espoir. Mais pour quels résultats ? Depuis deux ans, le nombre de chômeurs a continué d'augmenter et la croissance est tout aussi molle. Quant à la loi Macron, dont on retiendra la libéralisation, limitée, des lignes d'autocars ou du notariat, le bilan est plus que mitigé. Le chef économiste de l'assureur Euler Hermes estime qu'elle apporterait que 0,05 point de croissance à l'économie française. Aux petites mesures, les petits résultats ! Les limites d'un système politique que ce néophyte en politique veut désormais dépasser en se mettant en marche pour la présidentielle. Un pari fou pour un énarque de 38 ans, qui ne s'est jamais présenté à aucune élection, et qui pourrait bien le faire dans un pays où l'appareil politique a très souvent fini par broyer les tempéraments impétueux.
Macron en marche pour 2017
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la rédaction
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