M : Piromalli : « Une utilité sociétale »
# Réseaux d'accompagnement

M : Piromalli : « Une utilité sociétale »

Yao existe depuis fin 2013, quel bilan tirez-vous ? Le réseau donne les résultats escomptés. L'utilité est prouvée. Il nous manque encore des projets. Je lance un appel aux jeunes : rejoignez-nous ! Le jeune est par nature timide. À aucun moment il ne peut penser qu'un adulte professionnel peut lui donner un coup de main. Il n'ose pas. Le monde des chefs d'entreprise est bien trop éloigné pour lui. Nous devons mettre les jeunes dans de bonnes conditions.
Comment rapprocher ces deux mondes ? Nous allons chercher les jeunes dans les cantines numériques, les facultés des métiers, le bâtiment... Tous les métiers doivent être représentés. J'ai vraiment bon espoir, parce que Yao est utile. Les chefs d'entreprise apprennent beaucoup et trouvent une utilité sociale et sociétale. Yao, c'est une histoire de transmission et de bienveillance. L'esprit de Yao, c'est de parler d'égal à égal. Un chef d'entreprise qui a tout réussi se met enfin à la portée d'un jeune qui doit tout commencer à réussir.
Comment devient-on parrain et quels sont vos objectifs ? Il faut beaucoup d'humilité et de psychologie. On devient parrain pour transmettre quelque chose à un jeune pour son territoire. Les binômes vivent leur vie de leur côté pour une durée indéterminée. Deuxième action : nous avons créé les Croas (croisements). Là où ça se passe ! Un entrepreneur, chef de file, anime le réseau avec un des jeunes. Tous deux réunissent les binômes de leur ville lors d'une soirée conviviale au cours de laquelle ils réseautent tous. Troisième pilier de Yao : offrir aux jeunes qui, pour certains d'entre eux n'ont pas eu la chance de faire des études, un MOOC. S'ils le souhaitent, ils peuvent assister à des cours gratuitement.

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