Luxe : Les sous-traitants sortent de l'ombre
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Luxe : Les sous-traitants sortent de l'ombre

Le département bénéficie d'un tissu important d'ateliers au service du luxe. Seize d'entre eux sont fédérés au sein du Réseau du Bellay.

Chez les sous-traitants du luxe, on n'a pas l'habitude d'être dans la lumière. Pourtant, derrière les prestigieuses marques françaises, qui totalisent un tiers du chiffre d'affaires mondial de l'industrie du luxe, gravitent des milliers de PME dotées de savoir-faire d'exception. L'Anjou concentre un tissu de sous-traitants particulièrement dense, diversifié et complémentaire. D'où l'initiative prise par la CCI de fédérer ces entreprises qui se connaissaient peu et «qui n'avaient pas l'habitude de travailler en réseau», explique Samuel Leblond, directeur des activités nouvelles à la CCI.




Travailler ensemble

Lancée il y a deux ans, l'idée a abouti à la création de l'association Réseau du Bellay, en février dernier. Elle regroupe aujourd'hui 16 ateliers, de 10 à 300 salariés, qui représentent un millier d'emplois. «Ces entreprises, dont la part du luxe est majoritaire dans leur activité, travaillent pour les mêmes grands donneurs d'ordres très attachés à des fabrications "made in France"», détaille Xavier Jardon, dirigeant de Borlis, à Cholet. À travers ce réseau, ces entreprises, qui «n'imaginaient pas pouvoir travailler ensemble», auront la possibilité de proposer une offre complète de prestations et de produits aux grandes griffes parisiennes. Parce que sa force est avant tout de réunir, «à 1h15 de TGV de Paris», une multitude de compétences autour du travail du cuir, du bois, des métaux nobles, des métaux précieux, des tissus et matières souples, des plastiques et du verre. Déjà, quelques réalisations ont permis à plusieurs entreprises d'intégrer des savoir-faire complémentaires autour d'un même produit.




Prescripteur des autres

«On se sent soutenu quand on rencontre des confrères qui sont aussi sur des métiers rares, avec les mêmes problématiques de quête de la perfection plus que de prix de revient», souligne Xavier Jardon. Des dirigeants qui «s'ouvrent mutuellement les portes de leurs entreprises, alors qu'ils n'avaient pas l'habitude de le faire, dans le but de bien se connaître et d'établir une relation de confiance», souligne Laurent Audouin, président de l'association et dirigeant de la maroquinerie Audouin, à Saint-André-de-la-Marche. Autre intérêt: «Chaque membre peut être prescripteur d'un autre.» Mais, le réseau est aussi un vecteur de communication et d'identification pour des entreprises, souvent de petite taille, qui, généralement, ne disposent pas de produits à leur marque. La mise en place de l'identité visuelle du réseau et la réalisation de plaquettes a déjà permis de communiquer à l'occasion des salons parisiens Maison et Objet et Première Vision, à la rentrée. Plus largement, l'enjeu est aussi important en terme d'image pour le département. Pour un territoire qui rassemble également, côté formation, l'Institut de la bijouterie à Saumur, le lycée de la Mode, l'Institut Colbert et l'IFTH à Cholet, donner plus de visibilité au secteur du luxe et à sa créativité apporte «un côté positif et rassurant», souligne Samuel Leblond.

Réseau du Bellay



Tél.: 0241491018

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