Loyers: stabilité apparente au premier semestre
# Immobilier # Conjoncture

Loyers: stabilité apparente au premier semestre

Les loyers sont restés stables au premier semestre en régions, selon les enquêtes DTZ et BNP Paribas Real Estate. Pour 2010, CB Richard Ellis fait état d'une hausse moyenne de 5,2% sur un an pour le neuf avec une moyenne nationale de 168€ du m² par an et de 6,1% pour la seconde main à 134€. Ainsi, à Nantes, le neuf tournait autour de 175€/m², stable, alors que la seconde main était en hausse de 6% à 130€.




Immeubles neufs et verts

«Une part de cette évolution peut être mise au crédit de transactions sur des immeubles neufs et verts qui ont permis dans plusieurs métropoles de franchir des seuils psychologiques», écrivent les auteurs. Et de citer ainsi l'exempled'un immeuble BBC quia atteint 200€/m²/an ouencore la Tour Oxygène, àla Part-Dieu de Lyon, quiagrimpé à 280/285€ m²/an.




Loyers: 165 € à Bordeaux, 750€ en Ile-de-France...

Ces transactions, bien que marginales, «sont à prendre en compte car ces bâtiments sont le prototype des immeubles "prime" de demain», selon CB Richard Ellis. En 2010, selon DTZ, les loyers moyens dans le neufétaient de 205€ à Rennes, 240€ à Lyon, 138€ à Nîmes ou encore 165€ à Bordeaux. Pour comparaison, rien qu'au au premier semestre, les loyersfranciliens ont encorepris 6%, à 750€/m²/an.




Une seconde main parfois équivalente à du neuf

Ces valeurs indicatives révèlent quelques tendances de fond. BNP Paribas Real Estate souligne ainsi que «dans les meilleurs emplacements, les loyers pratiqués dans la seconde main peuvent avoisiner ceux pratiqués sur les bureaux neufs», comme à Lyon, par exemple. DTZ estime pour sa part que l'apparente stabilité des valeurs locatives sur la plupart des marchés régionaux au premier semestre est trompeuse. «Dans un marché fragile où l'offre reste importante, les propriétaires cherchent plus que jamais à sécuriser l'occupation de leurs immeubles en accordant des mesures d'accompagnement en échange d'un engagement ferme.»

# Immobilier # Conjoncture