D’Agen à Niort, le grand bond des complexes de loisirs indoor Monky
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D’Agen à Niort, le grand bond des complexes de loisirs indoor Monky

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Créé en 2022, Monky multiplie déjà les implantations de ses complexes multi-loisirs indoor : après Châteauroux (Indre) fin 2025, une ouverture est prévue à Niort (Deux-Sèvres) à l’automne 2026. À l’origine de cette success-story, deux cousins associés Jérôme et Anthony Delbos, ont créé un concept qui fait mouche dans les villes moyennes.

Bowling, trampolines, billards, etc. : les salles Monky s’étendent sur 5 000 à 8 500 m2 — Photo : Monky

Ils s’étendent dans des locaux de 5 000 à 8 500 m2 et réunissent dans un même lieu plusieurs activités de loisirs : trampolines, bowling, laser game, jeux d’arcade, karting, billards, kid park, etc. Les complexes de loisirs Monky (CA : 13 M€, près de 200 employés) séduisent.

4 nouveaux sites d’ici à 2027

Après le premier centre ouvert à Agen (Lot-et-Garonne) en 2022, Laval (Mayenne) a suivi fin 2023. Puis, Monky a pris pied à Mont-de-Marsan (Landes) en juin 2025, et à Châteauroux (Indre) en décembre.

Bientôt, en novembre 2026, ce sera Niort (Deux-Sèvres) qui ouvrira. Pour 2027, trois autres implantations sont en préparation : Périgueux (Dordogne), Carcassonne (Aude) et Moulins (Allier). D’autres encore sont à l’étude. À chaque fois, 4 à 5 millions d’euros sont nécessaires à l’aménagement de ces activités, qui génèrent l’embauche de 30 à 50 collaborateurs sur place.

Anthony Delbos, cogérant de Monky, a créé l’entreprise en 2022 avec son cousin Jérôme — Photo : Philippe Salvat

Peu d’offres dans les villes moyennes

Monky est né à Agen, et ce n’est pas un hasard. Anthony et Jérôme Delbos, cousins et associés, y géraient plusieurs bars et restaurants quand ils se sont lancés dans l’aventure. "Nous avons vu le boom des loisirs arriver. Père de trois enfants, Jérôme s’est posé les bonnes questions", raconte Anthony, également jeune parent. Pas si facile d’occuper les enfants dans des petites villes où l’offre de loisirs est limitée ou disséminée. "Nous avons constaté que la plupart étaient en mono-activité. Nous avons décidé de regrouper toutes ces activités sous le même endroit, en y ajoutant la restauration, notre métier d’origine".

Monky a ouvert à Mont-de-Marsan (Landes) en juin 2025. Le prochain sur la liste sera celui de Niort, fin 2026 — Photo : Monky

Le B to B fonctionne

L’offre s’est même étoffée avec la présence d’espaces de réception et de salles de réunion, pour organiser des séminaires classiques ou du team building. Le B to B est devenu un important générateur d’activité. "Nous proposons tout type de réceptif pour tous types de budgets", vante le dirigeant. Si la journée complète de loisirs coûte près de 30 euros, un menu enfant s’affiche à… 2 euros !

500 000

Cela plaît. Le public afflue, avec 300 à 500 000 visiteurs annuels par site. "Nous avons le vent en poupe. Les Français cherchent du loisir, c’est l’une des dernières activités qui performe". Alors, Monky s’étend, en particulier dans les villes moyennes. En termes de concurrence, "elles sont moins investies par nos confrères. On y rencontre moins de projets. Et auprès de la population, il y a un besoin, une attente".

Dans un contexte où le modèle des grandes surfaces s’essouffle, Monky intéresse les foncières disposant de locaux, d’autant que les activités de loisirs ne sont pas concernées par les limitations de surfaces encadrées par la CDAC (Commission départementale d’aménagement commercial).

Deux à trois nouveaux Monky par an

Les dirigeants envisagent d’ouvrir deux à trois nouveaux centres par an. "Nous avons éprouvé le modèle. La seule limite, ce sont les opportunités. Nous ne sommes pas pressés. Si nous restons à cinq sites, nous serons heureux, mais si on peut en ouvrir plusieurs, nous le faisons", commente Anthony Delbos. Si ces opportunités surviennent dans des métropoles régionales, Monky ne s’interdira pas d’y aller.

Monky développe une offre pour capter un panel large : enfants, adultes et même entreprises — Photo : Monky

Pour accompagner cette croissance, les dirigeants continuent de structurer leurs équipes. "Nous recrutons les personnes pour les métiers qu’on ne sait pas faire. Je ne suis pas DAF, pas DRH, pas contrôleur de gestion, même si au début, nous pratiquons un peu tout cela", glisse Anthony Delbos. Aujourd’hui, une quinzaine de collaborateurs forme l’équipe support à Agen, "il y a deux ans, on n’avait personne."

Agen et Laval s’agrandissent

Les sites existants bénéficient de nouveaux aménagements. À Agen, l’acquisition d’un terrain permet d’ajouter 1 300 m2 pour une activité de battlekart. À Laval, ce sont 1 000 m2 qui vont s’ajouter avant la fin 2026 (soit 8 500 m2 en tout) pour accueillir un minigolf, du bowling et des jeux de réalité virtuelle (développés par le tourangeau Varonia Systems).

D’ici 2027, l’entreprise devrait atteindre 15 millions d’euros de chiffre d’affaires et dépasser les 200 salariés.

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