Ils s’étendent dans des locaux de 5 000 à 8 500 m2 et réunissent dans un même lieu plusieurs activités de loisirs : trampolines, bowling, laser game, jeux d’arcade, karting, billards, kid park, etc. Les complexes de loisirs Monky (CA : 13 M€, près de 200 employés) séduisent.
4 nouveaux sites d’ici à 2027
Après le premier centre ouvert à Agen (Lot-et-Garonne) en 2022, Laval (Mayenne) a suivi fin 2023. Puis, Monky a pris pied à Mont-de-Marsan (Landes) en juin 2025, et à Châteauroux (Indre) en décembre.
Bientôt, en novembre 2026, ce sera Niort (Deux-Sèvres) qui ouvrira. Pour 2027, trois autres implantations sont en préparation : Périgueux (Dordogne), Carcassonne (Aude) et Moulins (Allier). D’autres encore sont à l’étude. À chaque fois, 4 à 5 millions d’euros sont nécessaires à l’aménagement de ces activités, qui génèrent l’embauche de 30 à 50 collaborateurs sur place.
Peu d’offres dans les villes moyennes
Monky est né à Agen, et ce n’est pas un hasard. Anthony et Jérôme Delbos, cousins et associés, y géraient plusieurs bars et restaurants quand ils se sont lancés dans l’aventure. "Nous avons vu le boom des loisirs arriver. Père de trois enfants, Jérôme s’est posé les bonnes questions", raconte Anthony, également jeune parent. Pas si facile d’occuper les enfants dans des petites villes où l’offre de loisirs est limitée ou disséminée. "Nous avons constaté que la plupart étaient en mono-activité. Nous avons décidé de regrouper toutes ces activités sous le même endroit, en y ajoutant la restauration, notre métier d’origine".
Le B to B fonctionne
L’offre s’est même étoffée avec la présence d’espaces de réception et de salles de réunion, pour organiser des séminaires classiques ou du team building. Le B to B est devenu un important générateur d’activité. "Nous proposons tout type de réceptif pour tous types de budgets", vante le dirigeant. Si la journée complète de loisirs coûte près de 30 euros, un menu enfant s’affiche à… 2 euros !
Cela plaît. Le public afflue, avec 300 à 500 000 visiteurs annuels par site. "Nous avons le vent en poupe. Les Français cherchent du loisir, c’est l’une des dernières activités qui performe". Alors, Monky s’étend, en particulier dans les villes moyennes. En termes de concurrence, "elles sont moins investies par nos confrères. On y rencontre moins de projets. Et auprès de la population, il y a un besoin, une attente".
Dans un contexte où le modèle des grandes surfaces s’essouffle, Monky intéresse les foncières disposant de locaux, d’autant que les activités de loisirs ne sont pas concernées par les limitations de surfaces encadrées par la CDAC (Commission départementale d’aménagement commercial).
Deux à trois nouveaux Monky par an
Les dirigeants envisagent d’ouvrir deux à trois nouveaux centres par an. "Nous avons éprouvé le modèle. La seule limite, ce sont les opportunités. Nous ne sommes pas pressés. Si nous restons à cinq sites, nous serons heureux, mais si on peut en ouvrir plusieurs, nous le faisons", commente Anthony Delbos. Si ces opportunités surviennent dans des métropoles régionales, Monky ne s’interdira pas d’y aller.
Pour accompagner cette croissance, les dirigeants continuent de structurer leurs équipes. "Nous recrutons les personnes pour les métiers qu’on ne sait pas faire. Je ne suis pas DAF, pas DRH, pas contrôleur de gestion, même si au début, nous pratiquons un peu tout cela", glisse Anthony Delbos. Aujourd’hui, une quinzaine de collaborateurs forme l’équipe support à Agen, "il y a deux ans, on n’avait personne."
Agen et Laval s’agrandissent
Les sites existants bénéficient de nouveaux aménagements. À Agen, l’acquisition d’un terrain permet d’ajouter 1 300 m2 pour une activité de battlekart. À Laval, ce sont 1 000 m2 qui vont s’ajouter avant la fin 2026 (soit 8 500 m2 en tout) pour accueillir un minigolf, du bowling et des jeux de réalité virtuelle (développés par le tourangeau Varonia Systems).
D’ici 2027, l’entreprise devrait atteindre 15 millions d’euros de chiffre d’affaires et dépasser les 200 salariés.