Micros et caméras sont partis, la négociation continue. Après le show médiatique autour d’un éventuel retour aux 39 heures, les syndicats ont repris leur place à la table des négociations sur le site Smart de Hambach, en Moselle-Est. Bilan : malgré l’accord de deux organisations, CFE-CGC et CFTC, CGT et CFDT ont refusé de signer l'accord, le « Pacte 2020 », ce mercredi 28 octobre, estimant que le retour aux 39 heures et la perte des RTT constituent une « régression sociale ». Les deux non-signataires vont exercer leur droit d'opposition, car ils possèdent une représentativité supérieure à 50 % dans l'entreprise (53 %).
Pour rappel, le 11 septembre dernier, les 800 salariés de l'usine, filiale du groupe automobile Daimler étaient appelés à se prononcer pour ou contre le « Pacte 2020 ». Précisément, ce pacte prévoit : de « passer aux 39 heures de travail hebdomadaire par étapes : de 35 à 37 heures à compter du 1er octobre prochain, puis de 37 à 39 heures en 2016, 2017 et 2018, avant de revenir à 37 heures en 2019, et 35 heures en 2020 ». En contrepartie la direction annonce garantir l'emploi jusqu'en 2020, et propose aux salariés : une augmentation mensuelle de 120 euros brut, ainsi qu'une prime exceptionnelle de 1.000 euros versée en deux fois sur deux ans. Elle s'est aussi engagée à embaucher 50 intérimaires en CDI entre octobre 2015 et fin 2017.
Voir notre précédent article :
SMART. Après le « oui » du vote consultatif, les négociations se durcissent