Filiale à 100 % du groupe Esco France (CA : 70M€), la Saline Cérébos de Dombasle est dans le giron du groupe allemand K+S depuis 2002. Le leader mondial de la production de sel, avec 30millions de tonnes, se révèle être un propriétaire attentif : « Nous investissons chaque année environ 1M€ dans la maintenance », souligne Didier Vannini, le directeur administratif de la Saline Cérébos. Fondée en 1866, la Saline conditionne aujourd’hui 36.000 tonnes de sel, extrait par une autre filiale du groupe Esco France, située à quelques centaines de mètres, à Dombasle. « Nos marchés les plus importants sont le sel régénérant pour lave-vaisselle et le sel de table et de cuisine », détaille Didier Vannini.
Deux conditionnements innovants
Esco France a détenu jusqu’à 95 % du marché du sel régénérant, vendu sous marques de distributeur, grâce notamment à des emballages innovants. Mais les belles années sur ce marché sont terminées et l’entreprise veut désormais porter l’offensive sur le sel de table, où la valeur ajoutée est plus élevée. Deuxième acteur en France derrière la Baleine, un sel extrait à Varangéville, bousculé par les sels de terroirs et les premiers prix espagnols, Cérébos revendique 20 % du marché mais ne cache pas ses ambitions : en 2011, la marque a fait évoluer son identité graphique, en revisitant la légende de l’enfant malade et de l’oiseau. Dans la foulée, deux conditionnements innovants sont lancés, avec le seau de gros sel de 600 grammes et la recharge de sel fin en poche souple avec bec verseur de 500 grammes. « Ce sont des produits qui commencent à trouver leur public », détaille Didier Vannini. « Ils nous permettent notamment de créer un peu plus de valeur sur des marchés où la valeur ajoutée est faible et les coûts logistiques prohibitifs. » L’entreprise continue à bousculer le marché et vient de lancer dans les rayons de la grande distribution un nouveau conditionnement de 600 grammes pour le bicarbonate de soude.
Un site et des contraintes
Développé avec les équipes marketing d’Esco France, le bouchon permet notamment d’utiliser une cuillère ou un tamis pour verser de petites quantités. « Sur les nouveaux conditionnements, nous sous-traitons la fabrication des emballages », souligne Didier Vannini. « Ensuite, une fois que le conditionnement est installé, nous le réintégrons sur le site. » Installée dans des bâtiments dépassant la centaine d’années, les équipes de production doivent tirer le meilleur parti d’un site pas toujours adapté aux techniques de production moderne. « Parfois, on aimerait pousser les murs », concède Pascal Aubert, responsable de production. « Mais nous avons aussi su en tirer le meilleur parti de notre usine. » Les lignes de conditionnement, par exemple, sont alimentées depuis les étages : « La gravité nous donne un petit coup de main », se félicite Pascal Aubert. Accusant un gros déficit de notoriété, la Saline Cérébos veut profiter de ses 150 ans pour marquer les esprits, tant en interne qu’auprès de la population locale, en multipliant les manifestations et les partenariats.
Saline Cérébos (Dombasle - 54) : Effectif : 70 ; CA : 15M€ ; www.cerebos-dombasle.fr.