« Le calendrier sera respecté : évacuation pour que les travaux de préparation puissent se faire et pour que les travaux pour ce nouvel aéroport puissent se faire », a détaillé le Premier ministre, lors d’une réponse à une question posée par un député.
« Nous savons que cette opération d'évacuation sera périlleuse et risquée. Si violence il y a, elle ne vient pas de l'Etat. La seule violence qui vienne, elle est aujourd'hui de ces groupes zadistes », a poursuivi Manuel Valls, donc raison de plus pour ne pas céder à la violence, raison de plus pour préparer cela avec précision et méticulosité, raison de plus pour ne pas apporter des paroles qui perturbent l'action de l'Etat. » Une dernière remarque destinée plus particulièrement à Ségolène Royal qui réaffirmait dimanche son opposition au projet d'aéroport s'attirant immédiatement les foudres des élus locaux.
Les journalistes menacés
Hier, une poignée d'habitants de la Zad envoyaient un avertissement aux journalistes qu'ils qualifient de "petite merde" qui seraient amenés à couvrir l'évacuation de la Zad. "Nous attaquerons les journalistes à vue et sans sommation", ont-ils prévenus. D'autres habitants de la Zad et associations ont tenu à se désolidariser de cette annonce.
Philippe Grosvalet reçu à Matignon ce mercredi
Le premier ministre compte bien aborder le sujet de l'aéroport avec Philippe Grosvalet, le président du conseil départemental de Loire-Atlantique qu’il reçoit ce mercredi à Matignon. Il sera aussi question, lors de cet échange, du dossier STX et de l’avenir de la Centrale de Cordemais.