L’OL vient de publier ses comptes et ils sont catastrophiques. Plus de 201 millions d’euros, c’est le montant de la perte record de L’Olympique Lyonnais pour son exercice 2024-2025, clos au 30 juin 2025. La précédente saison affichait déjà un déficit (25 M€), mais l’écart s’est creusé de 175 millions d’euros. Même la vente du milieu de terrain international Rayan Cherki à Manchester City (pour 31,40 M€) n’a pas suffi à limiter les dégâts.
À vrai dire, la situation financière du club n’est pas une surprise : organisme chargé de surveiller les comptes des clubs de football professionnels, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a rétrogradé l’été le club en Ligue 2, avant de décider de le maintenir dans l’élite du football tricolore.
Perte de 40 % du chiffre d’affaires
D’un côté, le chiffre d’affaires est en chute libre, de 38 % sur un an (hors trading de joueurs), le club affichant 162,6 millions d’euros de revenus. La hausse de billetterie (+ 26 %) ne compense pas l’effondrement des ressources liées aux partenariats (-17 %), aux droits TV et marketing (-52 %), aux produits de la marque (-55 %) et à l’événementiel (-57 %).
De l’autre côté, les charges explosent. La masse salariale dépasse 177 millions d’euros, l’équivalent de 109 % du chiffre d’affaires. Dans un communiqué, l’OL reconnaît "une absence de revenus non récurrents pour un manque global de 54 millions d’euros". S’y ajoute une pénalité UEFA de 12,5 millions d’euros payée en juin 2025 pour rester éligible aux compétitions européennes.
L’endettement suit la même tendance haussière : 576,6 millions d’euros au total, contre 463,6 millions d’euros en 2023-2024.
Alléger la pression financière
Pour redresser la barre, le club de football lyonnais a profité du mercato estival pour alléger de 40 % sa masse salariale. Le club met en avant un premier trimestre de sa saison 2025/2026 encourageant : 70,8 millions d’euros de chiffre d’affaires (+ 7 %). Sur le terrain, l’OL s’appuie sur son succès en Ligue Europa et vise une qualification européenne pour alléger la pression financière. Malgré cela, une "baisse très significative" des droits TV LFP est attendue. Une situation qui trace une feuille de route exigeante pour Michele Kang, présidente d’Eagle Football Group, qui détient l’Olympique Lyonnais depuis le mois de juin dernier.