Loire-Atlantique : Le chaudronnier SMCT quitte Trignac pour Saint-Nazaire

Loire-Atlantique : Le chaudronnier SMCT quitte Trignac pour Saint-Nazaire

SMCT transfère son site de Trignac à Saint-Nazaire. Une façon pour ce chaudronnier de se rapprocher d’Aerolia, mais aussi de se diversifier.

Filiale du groupe tourangeau Hervé (2.400 salariés, 400 millions d’euros de chiffre d’affaires), SMCT a rapatrié cet été son site de Trignac à Saint-Nazaire. Propriété du port autonome, le nouveau bâtiment de cette PME de 45 salariés (deux millions d’euros de chiffre d’affaires) jouxte celui d’Aerolia, pour qui SMCT réalise l’essentiel de son activité.
« Il y a une vraie logique industrielle à se rapprocher d’Aerolia. Et cela nous permet de nous doter d’un outil de travail plus adapté », explique Philippe Balmas, le directeur de SMCT, qui réalise des pièces d’aérostructures comme des renforts de carlingues et des nervures.




Projets de diversification…
La PME profite de ce transfert, qui a nécessité 250.000 euros d’investissement, pour agrandir ses locaux, qui passent de 900 à 1.600 m².
« Cela nous offre de la place pour nos projets de diversification », confie Philippe Balmas.

Si la bonne santé du marché de l’aéronautique a amené SMCT à recruter une quinzaine d’ajusteurs et de chaudronniers depuis deux ans, la PME cherche aujourd’hui à diminuer son lien de dépendance avec son principal donneur d’ordres. Une question de gestion du risque.
« Il y a trois ans, Aerolia représentait 100 % de notre activité. On a diminué cette part en travaillant avec d’autres industriels comme Daher. Et on continue toujours de nous diversifier », indique Philippe Balmas.



La PME cherche ainsi à s’ouvrir à d’autres secteurs. Comme celui de la décoration intérieure pour qui elle vient de lancer son premier produit en propre, une cloison décorative formée par des lames d’aluminium.
« On a d’autres projets de diversification sectorielle », certifie le directeur de SMCT, qui espère à terme réaliser 30 % de l’activité en dehors du monde de l’aéronautique.




Nouveau métier
Le dirigeant nazairien compte également proposer d’autres niveaux de prestations à ses clients de l’aéronautique, comme de l’assemblage simple. Près de trente salariés ont ainsi été formés à ce nouveau métier. Enfin,
« pour rester compétitif par rapport à l’offre low-cost » qui se développe dans l’aéronautique, SMCT fait évoluer son outil de production. Objectif : amener davantage de mécanisation et d’automatisation dans un métier très manuel. « On a déjà développé des outils de gestion de la production. L’étape suivante sera de travailler sur le process. On a quelques idées dans ce domaine », conclut Philippe Balmas.

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