Le créateur
En juin 2013, alors âgé de 35 ans, Stéphane Delheur décide de quitter SNF, poids lourd des polyacrylamides pour le traitement de l'eau, la récupération assistée du pétrole et les réactifs pour mines. Cet ingénieur technologie en agronomie était alors responsable commercial monde pour les marchés agricoles. « J'ai quitté mon employeur pour reprendre la ferme familiale avec mon frère. Finalement, cette démarche n'a pu aboutir. Et je ne souhaitais pas repartir sur un poste de salarié. J'ai fait un point et j'ai décidé de me lancer dans une activité que je connaissais bien : les polymères, les formulations... », explique le créateur. Il crée donc Aprotek en octobre 2013, avec un capital social de 20.000€.
Le projet
« L'activité d'Aprotek est basée sur la gestion des liquides ». Stéphane Delheur cible trois secteurs principaux : l'environnement (pelletabilité des boues et sédiments grâce à un épaississement, gestion des dégâts suite à des inondations...) ; la câblerie (étanchéité des câbles et fibres optiques par application d'agents étanches) ; le packaging pour les milieux hospitaliers (gélification des liquides organiques, absorption des jus dans les emballages alimentaires...). « Je veux aussi développer l'activité formulation pour des activités aux besoins spécifiques ainsi que les missions d'expertise et de conseils », souligne Stéphane Delheur.
Les débuts
Sur sa première année d'exercice, Aprotek a réalisé 550.000€ de chiffre d'affaires, avec un résultat net de 30.000€. « J'ai mis en place des partenariats avec des fournisseurs. SNF mais aussi de grosses sociétés américaines afin d'avoir une palette de produits la plus large possible ». Et de préciser, « j'ai notamment un partenariat avec une entreprise américaine Zappatec pour, par exemple, la valorisation des produits absorbants présents dans les couches des bébés. Il y a des tonnes de couches jetées par les fabricants, car non conformes ».
Les objectifs
Stéphanie Delheur vise un chiffre d'affaires d'1 M€ pour 2015, avec un résultat net de 40.000€ et table sur 5 à 10 M€ sous 3 à 5 ans, avec une dizaine de salariés. Un objectif ambitieux qui s'appuie en particulier sur le potentiel très important du marché de l'excavation des boues et de nouvelles applications pour la câblerie. Le dirigeant d'Aprotek, membre du pôle de compétitivité Axelera, a d'ores et déjà déposé un brevet, en novembre 2014, sur une formulation permettant la réduction des boues dans les stations d'épuration. D'ici deux mois, un brevet devrait être déposé également, avec un partenaire américain, sur un liquide absorbant à appliquer sur les câbles, plus simple d'utilisation que la poudre aujourd'hui généralement utilisée.
www.aprotek.fr
Chimie. Après avoir été responsable commercial agriculture pour SNF, Stéphane Delheur crée Aprotek et développe une activité autour des polymères absorbants.