« Nous aussi on se mobilise, mais pour défendre ce projet. » Une déclaration du président du Medef Sarthe Stéphane Galibert qui fait écho aux différents appels à descendre dans les rues le mercredi 9 mars pour protester contre l’avant-projet de loi El Khomri. « C’est la première fois qu’un gouvernement s’engage sur une réforme du code du travail. Nous demandions depuis longtemps cet assouplissement, surtout que cette loi s’adresse aux entreprises de moins de 50 salariés et non au Cac 40 », appuie le dirigeant.
4 points capitaux
Pour le Medef Sarthe, 4 mesures figurant dans le projet El Khomri doivent être menées au bout, sans être dénaturées. Il s’agit de la sécurisation du licenciement économique, de l’assouplissement du temps de travail, de la légalisation des accords emploi « offensifs » et surtout du plafonnement des indemnités prud’homales. « Cette absence de plafonds met en péril les entreprises, souligne Hervé Bryja, vice-président du Medef sarthois et conseiller prud’homal. Nous avons le cas en Sarthe d’une entreprise de 12 salariés liquidée car elle ne disposait pas de la trésorerie nécessaire au versement de ces indemnités. »