Pact’Alim, qui représente les PME et ETI de l’industrie alimentaire, réagit à l’adoption de la loi d’urgence agricole. L’organisation, dont les adhérents transforment près de la moitié des productions agricoles françaises, se félicite de plusieurs mesures : l’intégration d’une clause de révision automatique des prix des matières premières agricoles dans les CGV, la prolongation du dispositif Descrozaille en cas d’échec des négociations, et l’interdiction des déréférencements abusifs.
Elle pointe toutefois les limites du texte : l’avancement de la date butoir des négociations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs au 31 janvier laisse de côté les ETI de plus de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires. Sur le tunnel de prix expérimental, Pact’Alim regrette l’absence de définition claire de l’indicateur de coût de production et l’absence d’exception pour les cas de surproduction.
"Le système est à bout de souffle", estime Jérôme Foucault, président de Pact’Alim, estimant qu’il est nécessaire de repenser les négociations commerciales de la chaîne alimentaire en France. L’organisation professionnelle portera le débat lors des prochaines échéances électorales.