Dans l'ensemble, selon Atisreal, le marché de l'immobilier des bâtiments d'activité et des entrepôts a subi en 2008 une baisse de 22% de son offre, un effritement de 15% de sa demande exprimée, et une régression de 14,5% de ses transactions sur les produits dits banalisés. Pour autant, chacun des deux secteurs réagit différemment.
Logistique: baisse de 51% de l'offre
Le marché des locaux d'activité affiche ainsi selon DTZ une certaine stabilité en terme d'offre disponible, ainsi qu'une hausse sensible de la demande exprimée, notamment pour les surfaces supérieures à 2.000m². La demande effectivement placée est quant à elle en léger retrait, passant, pour DTZ, de 169.000m² en 2007 à 151.000m² en 2008. «Certaines entreprises gèlent leurs projets, par manque de visibilité, estime Philippe Venturini, directeur de DTZ Marseille. De même, nous subissons toujours le problème de la qualité de l'offre, même si la prise de conscience des opérateurs est réelle. Enfin, nous voyons aujourd'hui des structures privées se lancer dans des opérations de réhabilitation et de développement en neuf, et nous sentons les collectivités publiques de plus en plus sensibilisées à la création de zones d'activités pour les PME-PMI». Côté bâtiments logistiques, le marché a subi, selon DTZ, une baisse de 51% de son offre immédiate en 2008. Quand à la demande, elle reste, pour Atisreal, du même niveau qu'en 2007, avec néanmoins une tendance accrue à l'attentisme. Enfin, les transactions réalisées affichent une performance jugée «exceptionnelle» par DTZ, avec 236.000m² placés en 2008. Un résultat largement soutenu par les 70.000m² de la première tranche des locaux d'Ikea, sur Distriport.
Baisse de l'offre, effritement de la demande, régression en terme de transactions: le marché local des bâtiments d'activité et des entrepôts se fragilise, avec toutefois de fortes disparités entre les deux secteurs.