En un an, l’institut de recherche technologique (IRT) B-com, accélérateur d’innovation au service des entreprises, basé à Rennes et Lannion, a vu le nombre de ses investisseurs industriels doubler. "En 2025, 8 nouveaux membres industriels, dont une majorité de PME, nous ont rejoints", précise Emmanuelle Garnaud-Gamache, directrice générale de l’IRT.
Ainsi, après l’arrivée de Kinéis, Keyros Medica, Insimo, Infogreen et Octo Technology, Octomiro (start-up qui travaille sur un système d’inventaire intelligent), Artefacto (PME qui produit des contenus immersifs en réalité augmentée et virtuelle) et Kerlink (fournisseur de solutions de connectivité pour l’internet des objets) viennent enrichir ce cercle d’innovation. Celui-ci rassemble désormais une vingtaine d’entreprises et une dizaine de structures académiques.
Un fonctionnement plus accessible aux PME
Cette progression est le résultat d’un positionnement plus attractif, revu en 2025 avec l’arrivée d’une nouvelle gouvernance. L’IRT souhaitait en effet mieux répondre aux besoins des industriels, notamment de petites structures, pour leur garantir une innovation tirée par des besoins concrets. La coexistence de grands groupes et de structures plus modestes au sein du cercle d’investisseurs, très complémentaires, vise à rendre plus fort l’écosystème numérique français et européen, tout en soutenant les enjeux de souveraineté technologique. "Chez B-com, nous portons une conviction forte : l’innovation de pointe doit être plus accessible aux PME, plus rapidement et plus efficacement. C’est la raison pour laquelle nous avons repensé notre modèle pour le rendre davantage agile et vertueux", rappelle Emmanuelle Garnaud-Gamache.
Optimisation des processus de travail, réduction des délais de R & D…
L’IRT accompagne désormais les industriels "en temps réel" dans le déploiement de technologies de pointe, et cela quelle que soit leur taille. Cela passe par un accès simplifié à la propriété intellectuelle, l’optimisation des processus de travail ou encore la réduction des délais de R & D. Pour Octomiro, par exemple, ce partenariat avec B-com va permettre à la start-up d’aller plus loin sur des verrous technologiques clés (par exemple sur la manière de rendre son modèle générique ou encore de tester en environnement industriel la robustesse de ses solutions de décisions automatisées). "B-com nous apporte une capacité à transformer de la R & D de haut niveau en briques technologiques fiables, industrialisables et déployables chez nos clients", détaille Abdelkarim Ben Farhat, président d’Octomiro.
Intégrer 5 nouvelles entreprises en 2026
Pour 2026, B-com entend poursuivre sur cette trajectoire. "Nous avons pour objectif l’intégration de cinq nouvelles entreprises et le lancement de deux nouveaux projets autour de la connectivité et de l’intelligence artificielle, d’ici la fin de l’année", annonce Emmanuelle Garnaud-Gamache. Par exemple, Kerlink mène actuellement une étude de faisabilité avec l’équipe d’experts de B-com pour développer une IA embarquée dédiée à la maintenance industrielle. Elle est fondée sur l’analyse en temps réel des signaux vibratoires émis par les machines.