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L’impact économique de la Coupe du monde de rugby 2023 moins élevé que prévu à Bordeaux
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L’impact économique de la Coupe du monde de rugby 2023 moins élevé que prévu à Bordeaux

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Neuf mois après la Coupe du monde de rugby en France, Bordeaux Métropole présente le bilan des retombées économiques pour le territoire, résultats d’une étude d’impact approfondie commandée par la collectivité auprès du cabinet Ernst & Young.

Le village rugby, le 3e plus grand de France, a attiré 65 000 visiteurs — Photo : Ville de Bordeaux

48 millions d’euros au lieu de 70. En amont de la Coupe du monde de rugby 2023, qui s’est tenue en septembre, l’office du tourisme de Bordeaux Métropole disait attendre plus de 70 millions d’euros de retombées économiques. L’organisateur de l’événement, le Groupement d’intérêt économique France 2023, tablait même sur 40 millions d’euros par match soit 200 millions d’euros pour la métropole bordelaise. C’est finalement 48 millions d’euros, en additionnant dépenses touristiques et impact indirect, selon les chiffres diffusés par Bordeaux Métropole jeudi 13 juin.

Un rapport de 1 à 7,3 euros

Néanmoins le compte est déjà bon, puisque "pour un euro investi, les retombées économiques sur le territoire bordelais s’élèvent à 7,3 euros", estime Bordeaux Métropole, qui a consacré 6,6 millions d’euros à l’événement.

Bordeaux était l’une des neuf villes hôtes, accueillant cinq matchs au stade Matmut Atlantique. Le territoire n’avait pas lésiné sur les moyens et prévu le 3e plus grand village rugby après Toulouse et Paris, doté d’une capacité d’accueil de 10 000 personnes.

L’étude révèle par ailleurs un effet positif de l’évènement au-delà de l’agglomération, notamment sur la côte Atlantique, dans le vignoble et la vallée de la Dordogne.

Un panier moins élevé qu’en 2007 mais les commerçants satisfaits

La compétition a permis d’attirer 71 000 visiteurs étrangers, dont 75 % sont européens (britanniques et irlandais notamment). L’Afrique du Sud et l’Australie sont aussi dans le top cinq. Le panier moyen - 136 euros par jour - demeure bien en deçà des plus de 240 euros estimés lors de la première Coupe du monde de rugby en France en 2007, pour laquelle Bordeaux avait accueilli quatre matches. Pour autant, les deux tiers des commerçants interrogés se disent satisfaits de l’évènement. 66 % d’entre eux ont observé une hausse de la fréquentation de leur commerce les jours de match.

Au total, les visiteurs étrangers venus spécifiquement pour la Coupe du monde ont généré 204 000 nuitées en plus des 38 000 par des visiteurs français. Le village rugby, lui, a accueilli près de 65 000 personnes.

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