Pour la communauté urbaine de Bordeaux, comme pour de nombreuses collectivités, l'heure des choix budgétaires a sonné. Soumis à une baisse prévisible de leurs recettes, et à une grande difficulté à trouver des financements, les élus se résignent à abandonner certains de leurs projets. Faut-il le déplorer? Les chefs d'entreprise, qui déplorent souvent (à juste titre) la mauvaise gestion des politiques devraient s'en réjouir. Jusqu'à présent, une étrange habitude avait été prise par les élus de bâtir leur budget en fonction de leurs projets et de leurs dépenses courantes, et non pas de leurs ressources. Quitte ensuite à faire les ajustements fiscaux nécessaires. Désormais, les collectivités devront tenir compte de leurs recettes avant de décider de leurs dépenses. On espère surtout qu'ils sauront réaliser des économies dans leurs dépenses de fonctionnement avant de renoncer à certains investissements. Mais il est bien à craindre que les économies porteront sur les deux tableaux. Finis les ronds-points monumentaux à l'entrée des villes, les médiathèques et les piscines dans des collectivités qui n'en n'ont pas les moyens. Hélas, cette bonne nouvelle pour le contribuable devrait également se concrétiser par une diminution de l'investissement public, qui fait vivre tant de PME. Les chefs d'entreprise doivent s'y préparer. @email Twitter:@YannBuanec
- LE BILLET